Afrique : 25 millions d’emplois créés entre 2016 et 2025

Chaque année, plus de 12 millions de jeunes africains arrivent sur le marché du travail, pour environ 3 millions d’emplois formels créés. Un déséquilibre qui pose la question de l’insertion professionnelle, mais aussi de l’adéquation entre les formations et les besoins des entreprises. L’enjeu dépasse donc le seul accès au premier emploi. Il s’agit de transformer la croissance démographique africaine en levier de développement économique. Quelles solutions apportées pour répondre aux défis ?

En Afrique, accéder à un premier emploi reste un défi pour de nombreux jeunes. Chaque année, plus de 12 millions de jeunes Africains arrivent sur le marché du travail, pour environ 3 millions d’emplois formels créés. Un déséquilibre qui pose la question de l’insertion professionnelle, mais aussi de l’adéquation entre les formations et les besoins des entreprises. Entre des entreprises en quête de profils expérimentés et des diplômés en manque de pratique professionnelle, le passage de la formation à l’emploi demeure difficile.

“Pour moi, le défi majeur, il se situe plutôt au niveau du nombre d’emplois qui est créé,  il se situe sur la qualité de l’emploi qui est créé. Quand vous avez 12 millions qui rentrent, face à ces 12 millions-là, vous avez 3 millions d’emplois formels. Donc vous avez tout le reste, 75%, qui sont des emplois dans le secteur informel. Si on regarde, je dirais, l’Afrique de manière globale, les jeunes en Afrique, vous avez 57% de jeunes qui travaillent, par rapport à 48%, qui est la tendance mondiale. Mais le problème, c’est l’aspect informel du travail en Afrique, qui fait qu’il n’y a pas de sécurité, qui fait qu’il n’y a pas de précautions, il n’y a même pas de revenus suffisants pour pouvoir vivre en tant que tel. Donc il y a un seuil de pauvreté qui reste assez élevé. Donc le défi majeur, c’est comment transformer l’emploi qui existe déjà en emploi de qualité. ”

Mohamed Kaba , Directeur général du cabinet de conseil mcK Africa – Guinée

Face à cette situation, les directions des ressources humaines disposent de plusieurs leviers. Selon les experts, le développement de programmes d’alternance, de stages qualifiants et de formations en entreprise permettrait aux jeunes de confronter leurs connaissances théoriques aux réalités du terrain. Les entreprises pourraient également mettre en place des parcours d’intégration pour les jeunes diplômés, des programmes de mentorat et des recrutements fondés davantage sur les compétences et le potentiel que sur le nombre d’années d’expérience. L’objectif est de faire de l’entreprise un lieu d’apprentissage et de professionnalisation, sans renoncer aux exigences de performance.

“   On ne crée pas, nos entreprises ne créent pas suffisamment d’emplois pour le moment. Il faut créer un écosystème qui permet à nos entreprises d’être suffisamment créatrices d’emplois en tant que tel. L’autre partie, c’est de faire en sorte que ces entreprises-là, il y ait une réelle collaboration entre ces entreprises-là et le monde éducatif. Et qu’on sort du paradisme de faire des éducations avec des diplômes et pas réellement des compétences. ”

Mohamed Kaba , Directeur général du cabinet de conseil mcK Africa – Guinée

Mais la réponse ne pourrait reposer uniquement sur les entreprises. Elle suppose également une évolution des programmes de formation, afin de mieux les adapter aux besoins des secteurs économiques. La Banque africaine de développement avait de son côté, lancé la stratégie « Des emplois pour les jeunes en Afrique » sur la période 2016-2025 afin d’exploiter le dividende démographique de l’Afrique, de faciliter la création de 25 millions d’emplois et de doter 50 millions de jeunes de compétences employables à fin 2025. 

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com