Réunis à Bakou en Azerbaïdjan, les dirigeants de la Banque islamique de développement ont validé un vaste programme d’investissements de 2,8 milliards de dollars. Des financements destinés aux infrastructures, à l’énergie et à l’agriculture dans plusieurs pays membres, avec pour ambition de renforcer la connectivité régionale, la sécurité alimentaire et la résilience climatique.
Réuni à Bakou en Azerbaïdjan, le Conseil des directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement a approuvé un programme de financement de 2,8 milliards de dollars lors de sa 367e réunion. Ces ressources sont destinées à des projets structurants dans plusieurs pays membres. Les investissements soutiennent les Objectifs de développement durable et s’inscrivent dans le cadre stratégique 2026-2035 du Groupe de la BID.
Nous collaborons avec des banques locales auxquelles nous accordons des lignes de financement. Ces banques réorientent ensuite ces ressources vers le secteur privé, notamment les PME. En 2025, le volume des lignes de financement accordées a dépassé 1,35 milliard de dollars.
Adeeb Youssouf AL Aama, Directeur général ITFC
Le secteur des infrastructures concentre une part importante des engagements. L’Ouganda bénéficie de 650,75 millions d’euros pour la ligne ferroviaire Malaba-Kampala, tandis que la Turquie obtient 660,35 millions d’euros pour la traversée ferroviaire nord d’Istanbul. Au Tadjikistan, 98,8 millions de dollars financeront la réhabilitation de la route Rushan-Varshez. Ensemble, ces projets visent à améliorer la mobilité, réduire les coûts logistiques et renforcer les échanges régionaux.
Les instruments de la finance islamique facilitent le financement des projets grâce à leur adossement à des actifs réels. Les sukuk émis sur cette base permettent de mobiliser des ressources et d’accompagner la réalisation de projets d’infrastructure.
Muhammad Al Jasser, Président du Groupe de la BID
Les investissements approuvés couvrent également l’énergie et l’agriculture. Le Bangladesh reçoit plus d’un milliard de dollars pour moderniser sa raffinerie nationale, alors que 150 millions sont consacrés au solaire au Nigeria. La Palestine obtient 22 millions de dollars pour des centrales photovoltaïques et le Bénin 19,17 millions d’euros pour renforcer la productivité agricole. En Gambie, 30,01 millions de dollars soutiendront la filière bovine et la sécurité alimentaire.



