Face aux difficultés qui continuent de peser sur le climat des affaires, le Tchad mise sur le renforcement de ses partenariats financiers pour accélérer les réformes économiques et administratives. Le pays vient ainsi de mobiliser plus de 32 milliards de FCFA auprès de la Chine et de la Banque africaine de développement (BAD). Ces ressources devraient contribuer à moderniser l’administration, améliorer les services publics et créer un environnement plus favorable aux investissements et au développement du secteur privé.
Le Tchad renforce ses efforts en faveur du développement économique et social avec la signature de plusieurs accords de financement avec la Chine et la Banque africaine de développement (BAD). Avec la Chine, deux accords de financement ont été signés le 20 août 2026 pour un montant global de plus de 24 milliards de FCFA (d’environ 44 millions de dollars). Les ressources visent à soutenir plusieurs projets prioritaires, notamment dans les domaines des infrastructures, du numérique, du secteur social et de la formation des compétences.
“Immédiatement mobilisable et qui va être positionné dans un compte ouvert au nord de la République, au sein du cadre auprès de la Banque de développement de Chine, ce montant permettra de réaliser des projets conformes au programme politique du chef de l’État, des projets rapidement exécutables, convenus d’accord parti, et au bénéfice des populations de jeunes et de femmes”.
Tahir Hamid Nguilin, Ministre des Finances – Tchad
Le même jour, le gouvernement a conclu un accord de financement avec la Banque africaine de développement, pour un montant d’environ 8 milliards de FCFA pour améliorer le climat des affaires et moderniser l’administration publique, deux leviers jugés essentiels pour renforcer l’efficacité de l’action publique et stimuler l’activité économique.
“Cet appui institutionnel s’inscrit dans la dynamique impulsée par les autorités tchadiennes pour relever les défis des développements du pays, tels que définis dans le plan national de développement Tchad Connexion 2030”.
Francis Dogo, Responsable pays de la BAD au Tchad – Togo
Le climat des affaires dans ce pays d’Afrique centrale reste difficile : en 2018, 22,2 % des entreprises considéraient l’accès au financement comme un obstacle majeur et 9,8% comme très sévère. La concurrence du secteur informel est également un obstacle majeur pour 15,7% des entreprises. La modernisation administrative est donc nécessaire pour réduire les délais, les coûts et améliorer la transparence. Créée en 2023, l’Agence nationale des technologies de l’information et de l’ État comptait 20 personnes et disposait d’un budget annuel d’environ 550 000 dollars pour son fonctionnement.
“L’appui nous permettra d’inter opérationnaliser l’ensemble de nos dispositifs digitaux, ça permettra aussi d’interconnecter l’ensemble des systèmes du ministère des Finances avec ceux de l’ANI, notamment le guichet unique de création d’entreprises”.
Tahir Hamid Nguilin, Ministre des Finances – Tchad
À travers ces partenariats, les autorités tchadiennes entendent accélérer la réalisation des projets structurants, améliorer les services publics et renforcer les capacités nationales, avec l’objectif de soutenir durablement la croissance et le développement socio-économique du pays.