Passer au contenu principal

Africa24 TV

Afrique : 4,4% de croissance économique attendue pour 2026 

Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité, l’Afrique affirme sa volonté de renforcer sa résilience économique par la synergie des savoirs. Réunis à Abidjan pour la Conférence économique africaine (AEC 2026), les décideurs et experts ont franchi une étape majeure avec la création du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network). Cette initiative ambitionne de forger une expertise souveraine capable d’anticiper les crises, d’orienter durablement les politiques publiques et de renforcer la voix du continent dans la gouvernance économique mondiale.

Face à la fragmentation du commerce international, aux tensions géopolitiques et à la récurrence des chocs économiques, l’Afrique fait preuve d’une résilience remarquable. Si le continent fait face à des défis structurels, notamment une croissance du PIB par habitant contenue à 1,9 % et un besoin de financement estimé à 1 300 milliards de dollars, ses fondamentaux demeurent solides. En 2026, la croissance moyenne du continent devrait atteindre 4,4 % d’après des projections de la Banque africaine de développement, portée par la performance dynamique de 22 pays dépassant la barre des 5 %. Réunis à Abidjan du 10 au 12 juillet 2026, les participants à l’African economic conference 2026 ont toutefois souligné que cette dynamique ne saurait se pérenniser sans une convergence intellectuelle accrue. La priorité des décideurs est désormais claire : unifier les analyses, mutualiser les données statistiques et favoriser l’émergence d’un savoir économique endogène, conçu par et pour l’Afrique.

“Les défis auxquels font face nos économies deviennent de plus en plus interconnectés. La volatilité financière, la fragmentation des marchés financiers, les changements climatiques, les pandémies, ainsi que d’autres évolutions environnementales ne permettent pas aux pays de travailler en isolation. Les problèmes transfrontaliers évoluent plus rapidement que nos processus de décision politique. Cependant, alors que plusieurs de ces chocs proviennent de facteurs exogènes, ils sont amplifiés par des faiblesses structurelles internes.”

Dr Hanan Morsy, Économiste en chef UNECAEgypte  

Le constat est sans équivoque : les politiques économiques, trop longtemps élaborées en silos ou calquées sur des modèles exogènes, peinent parfois à répondre à des crises mondiales interconnectées. Cette vulnérabilité structurelle se manifeste par une inflation projetée à 10,4 % pour 2026 et un ratio médian de la dette publique avoisinant les 60 % du PIB. Il s’agit donc de concevoir des grilles de lecture adaptées, affranchies de dogmes parfois déconnectés des réalités du terrain.

 Le réseau des économies sans chèque africaines sera une plateforme permettant d’élaborer des solutions créatives nécessaires pour que l’Afrique puisse atteindre les ODD à l’horizon 2030, ainsi que les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il permettra de développer des outils fiscaux capables de résister aux chocs climatiques et d’optimiser les capacités financières publiques, ainsi que des modèles d’emploi qui transformeront notre région en moteur de la productivité mondiale. 

Dr Raymond Gilpin, Économiste en chef et Directeur de la stratégie du PNUD Afrique  Sierra Leone 

Au-delà des cadres théoriques, cette harmonisation exige une mutation des méthodes de gouvernance. Les débats d’Abidjan ont mis en exergue l’impératif de dépasser la gestion fragmentée des politiques publiques. L’articulation cohérente des stratégies budgétaires, commerciales, industrielles, climatiques et de gestion de la dette apparaît désormais comme le levier indispensable pour maximiser l’efficacité des réformes et prémunir les économies africaines contre les chocs exogènes.

L’Afrique a besoin non seulement de meilleures politiques nationales, mais aussi d’une intelligence économique collective renforcée. Nous avons besoin des capacités analytiques plus robustes, des échanges de données probantes meilleurs, une meilleure identification de risques émergents et une coordination plus étroite entre les parties prenantes qui élaborent les politiques économiques sur notre continent. 

Dr Hanan Morsy, Économiste en chef UNECAEgypte  

Cette ambition politique et intellectuelle s’est concrétisée par le lancement du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network). Cette plateforme stratégique rassemble désormais la haute sphère décisionnelle du continent, conseillers présidentiels, gouverneurs de banques centrales, hauts responsables ministériels et directeurs de think tanks  autour d’un mandat unique : bâtir une souveraineté scientifique et produire une expertise de pointe au service du développement de l’Afrique. 

Agenda

logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com