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Afrique : 80% du commerce africain dépendant des ports

En Afrique, le transport maritime et le développement portuaire sont au cœur de la compétitivité économique et de l’intégration régionale. Avec plus de 80 % du commerce international transitant par les ports, moderniser les infrastructures et fluidifier les chaînes logistiques devient crucial pour stimuler la croissance, réduire les coûts et connecter le continent au marché mondial.

En Afrique, le transport maritime constitue l’épine dorsale du commerce international et un moteur essentiel de développement économique. Avec plus de 80 % des échanges continentaux et internationaux passant par les ports, l’efficacité des infrastructures portuaires conditionne directement la compétitivité des pays africains sur le marché mondial. Les ports africains jouent un rôle central dans la chaîne logistique du continent. Cependant, beaucoup sont confrontés à des défis majeurs : congestion, vétusté des équipements, lourdeurs administratives et coûts élevés. Ces contraintes ralentissent les échanges et limitent l’attractivité des ports pour les investisseurs internationaux.

« Il est essentiel d’introduire des scanners dans la plupart des terminaux. Je suis convaincu que ce secteur peut être transformé grâce à un programme de partenariat public-privé. Le ministère soutient ce modèle économique qui associe l’efficacité du secteur privé à l’action du secteur public. »

Adegboyega Oyetola, Ministre de la Marine et de l’Économie bleueNigeria

La modernisation des ports et le renforcement du transport maritime dépassent les enjeux économiques : ils favorisent le développement régional et l’intégration africaine. Grâce à des partenariats publics et privés, les ports deviennent des hubs logistiques compétitifs, soutenant la croissance et réduisant les disparités. Des initiatives comme les corridors ouest-africains mobilisent plus de 2 milliards de dollars pour connecter routes, rails et ports et desservir plus de 400 millions d’habitants.

Je crois que nous pouvons transformer le secteur grâce aux programmes technologiques innovants de partenariat public-privé adoptés par le ministère. Ce modèle, fondé sur la synergie collaborative entre l’efficacité du secteur privé et la supervision du secteur public, devrait avoir des impacts transformateurs sur l’environnement et l’économie, tout en générant des opportunités d’emploi importantes et en facilitant le développement du commerce et des investissements, dans le cadre d’une approche nationale renforcée, collaborative et tournée vers l’avenir.

Adegboyega Oyetola, Ministre de la Marine et de l’Économie bleueNigeria

La réhabilitation des ports et le renforcement du transport maritime dépassent les enjeux économiques : ils stimulent le développement régional et l’intégration africaine. Le transport maritime représente environ 90 % du volume du commerce international africain. La mise en œuvre de la ZLECAF pourrait d’ailleurs faire bondir le fret maritime de 58 à 131,5 millions de tonnes, doublant ainsi les échanges intra-africains.

“On pourrait dire que le gouvernement souhaite que le pays exploite ses ressources marines de manière responsable. Le Secrétaire général compte sur le secteur maritime et l’économie bleue pour être efficace dans la résolution des problèmes quotidiens, créer des emplois rémunérateurs et générer de la richesse afin d’améliorer les conditions de vie du citoyen ordinaire.”

Emeka Akabogu, Avocat spécialisé en droit maritimeNigéria

Pour l’Afrique, investir dans les ports, fluidifier les chaînes logistiques et développer le transport maritime n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir un avenir économique durable et connecté au commerce mondial. La Banque africaine de développement et d’autres partenaires soutiennent des projets majeurs, comme le nouveau terminal de vrac en Côte d’Ivoire, estimé à 175 millions d’euros.

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