La République démocratique du Congo (RDC), l’Angola et la Zambie s’activent sous l’égide de la Banque mondiale, pour accélérer le développement du grand Corridor de Lobito. Ce projet, centré sur le chemin de fer angolais qui s’étend sur 1300 km jusqu’au port atlantique de Lobito, est perçu comme une voie stratégique majeure pour le commerce et le transport, reliant l’Afrique australe et centrale aux marchés mondiaux. L’importance du projet pour la RDC et la Zambie, notamment, réside dans le potentiel d’exportation de leurs produits miniers. Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier ministre de la RD Congo, a souligné la nécessité de rentabiliser ce corridor.
“La rentabilité de ce chemin de fer dépend évidemment du trafic qui viendrait de la RD Congo. Parce qu’aujourd’hui les 3 millions de tonnes de cuivre, comment on le sort du pays, comment on les exporte, on les sort du pays dans des camions.(…)Le chiffre que l’on veut réaliser c’est qu’une bonne partie, peut être 50% ou plus de cette production puisse prendre le chemin de fer vers le port de Lobito. Mais pour cela, il faut réaliser une jonction ferroviaire dans de bonnes conditions sur le territoire congolais pour faire de ce chemin de fer de Benguela un vrai corridor de développement.”
Au-delà du simple transport, l’ambition des pays est de transformer le corridor en une véritable zone de développement. M. Mukoko Samba a également mentionné l’intention de localiser des usines de transformation dans cette zone.
Daniel Mukoko Samba, Vice Premier ministre – RD Congo
“L’ambition et de la RD Congo et de la Zambie de part aussi des produits miniers, c’est de ne pas simplement mettre en place un couloir de transport mais plutot de faire ce corridor une vrai zone de développement ou seraient localisées des usines de transformations. Il est déjà envisagé déjà entre les deux pays la Zambie et la RDC, une zone économique spéciale transfrontalière pour la production des composants des batteries électriques.
Daniel Mukoko Samba, Vice Premier ministre – RD Congo
En marge de cette initiative régionale, il est à noter que Le portefeuille de la Banque mondiale en Angola s’élève à environ 4,9 milliards de dollars américains au 1er janvier 2026. Cette somme comprend 4,78 milliards destinés à 18 projets nationaux, et 150 millions pour une opération régionale. Ce soutien financier est jugé essentiel pour la concrétisation des infrastructures et des réformes nécessaires au succès du Corridor de Lobito.



