Le groupe A de la CAN féminine 2026 met aux prises le Maroc, pays organisateur, le Sénégal, l’Algérie et le Kenya. Double finaliste en titre, le Maroc part avec l’étiquette de favori. Derrière les Lionnes de l’Atlas, le Sénégal et l’Algérie veulent confirmer leur progression, tandis que le Kenya retrouve la compétition continentale après dix ans d’absence avec l’ambition de déjouer les pronostics.
Le Maroc n’a plus qu’un objectif : aller chercher le premier titre continental de son histoire à la CAN féminine. Battues en finale en 2022 puis en 2024, les joueuses de Jorge Vilda abordent cette édition avec l’expérience des grands rendez-vous, le soutien de leur public et une génération qui a déjà prouvé sa valeur sur la scène africaine et mondiale. Derrière elles, le Sénégal entend franchir un nouveau cap. Quart de finaliste lors des deux dernières éditions, l’équipe de Mame Moussa Cissé vise désormais une place dans le dernier carré. Les Sénégalaises retrouveront d’ailleurs un adversaire qu’elles connaissent bien. Lors de la CAN 2025, elles avaient déjà croisé le Maroc en phase de groupes et s’étaient inclinées 1-0, un résultat qui avait envoyé les Marocaines en quarts de finale.
« Nous sommes avec le groupe, avec toute l’équipe, nous travaillons et nous nous entraînons toujours ensemble. L’ambiance est très bonne ici. Le plus important reste la CAN, et nous allons nous battre pour cette compétition. Inchallah, nous allons rendre heureux tous les Marocains. »
Kautar Azraf; Attaquante de Lionnes de l’Atlas – Maroc
L’Algérie s’avance avec des arguments solides. Les Fennecs restent sur une qualification marquante, obtenue face au Cameroun grâce à deux victoires, à Oran puis à Douala. Une performance qui confirme les progrès réalisés depuis plusieurs saisons sous les ordres de Farid Benstiti. Après un premier quart de finale historique en 2024, les Algériennes veulent désormais s’installer parmi les équipes qui comptent sur le continent. De son côté, le Kenya fait son retour en phase finale pour la première fois depuis 2016. Les Harambee Starlets ont gagné leur billet en éliminant la Tunisie puis la Gambie et comptent sur leur discipline collective ainsi que sur leur capitaine Mwanahalima Adam Jereko pour rivaliser avec des équipes plus expérimentées.
« Nous ne jouons pas seulement pour la CAN. Nous voulons aussi nous battre pour une qualification à la Coupe du Monde. Si nous atteignons les demi-finales, nous aurons une chance de décrocher notre qualification pour le Mondial.»
Beldine Odemba, Sélectionneuse des Harambee Starlets – Kenya
Si le Maroc semble avoir les cartes en main pour terminer en tête du groupe, la lutte pour les autres places qualificatives s’annonce ouverte. Le Sénégal et l’Algérie semblent partir avec une légère avance, mais leurs confrontations directes pourraient être décisives. Le Kenya, sans pression particulière, peut aussi redistribuer les cartes en prenant des points là où on l’attend le moins. Le duel entre le Sénégal et l’Algérie pourrait peser lourd dans la course aux quarts de finale, tandis que le Maroc devra confirmer son statut dès son entrée en lice pour éviter toute mauvaise surprise devant son public.