Près de 80 ans après la création de l’ONU en 1945, l’Afrique, qui compte aujourd’hui 1,4 milliard d’habitants répartis dans 55 États, reste exclue des sièges permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, l’organe clé pour la paix et la sécurité internationales. Aucun pays africain ne fait partie des cinq membres permanents actuels : États‑Unis, Royaume‑Uni, France, Russie et Chine; tous dotés du droit de veto, malgré l’importance démographique et stratégique du continent. Cette situation a de nouveau été dénoncée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, lors du débat public du Conseil de sécurité le 26 janvier 2026.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a une nouvelle fois dénoncé une injustice historique envers le continent africain lors du débat public du Conseil de sécurité des Nations unies, tenu le 26 janvier 2026. Ce débat de haut niveau portait sur le thème : « Réaffirmer l’état de droit international : voies pour revitaliser la paix, la justice et le multilatéralisme ».
L’obsolescence du système de sécurité collective des Nations Unies est avérée. Si en 1945, à la création de l’ONU, certains pays avaient des responsabilités particulières en ce qui concerne le maintien de la paix et de la sécurité internationale, vu leur poids économique, démographique ou leur puissance militaire, maintenant, dans un monde multipolaire, cela ne se justifie plus.
Selon l’Union africaine, près de 80 ans après la création de l’ONU en 1945, le continent africain reste exclu des sièges permanents du Conseil de sécurité, l’organe clé pour la paix et la sécurité internationales. Avec 1,5 milliard d’habitants répartis dans 55 États membres, aucun pays africain ne figure parmi les cinq membres permanents actuels (États‑Unis, Royaume‑Uni, France, Russie, Chine), tous dotés du droit de veto.
Maintenant, il faut avouer aussi que l’Afrique est une économie et sur le plan politique, l’Afrique n’est pas encore aussi mûre qu’on était en droit d’en attendre. Donc, ce qu’il faudrait faire, il faudrait installer un système. Au lieu d’ajouter quelques sièges permanents pour les pays africains, il faudrait donner un ou deux sièges permanents pour que les pays africains puissent se partager par rotation.
Kerwin Mayizo, Analyste politique – RD Congo
La réforme du Conseil de sécurité et la représentation permanente de l’Afrique sont débattues depuis longtemps. Actuellement, le continent ne dispose que de sièges non permanents tournants tous les deux ans et milite pour une révision structurelle, selon le Consensus d’Ezulwini adopté en 2005 par l’UA.



