Dans le but de dynamiser les échanges commerciaux et de sécuriser les axes de transit, les douanes du Niger et du Nigeria ont convenu, le 7 février 2026, de renforcer leur collaboration pour fluidifier la circulation des marchandises entre les deux nations.
Les douanes du Niger et du Nigeria engagent une nouvelle dynamique de coopération pour stimuler le commerce transfrontalier et fluidifier le transit des marchandises entre les deux pays. L’annonce a été faite début février 2026, à l’issue de rencontres entre l’Administration des douanes nigériennes et le Nigeria Customs Service. Objectif : réduire les délais de dédouanement, sécuriser les corridors commerciaux et faciliter l’acheminement des marchandises vers le Niger, pays enclavé fortement dépendant des ports nigérians.
Notre objectif commun pour cette réunion serait tout d’abord de mettre en place des mesures visant à renforcer la croissance du fret en transit dans le pays. Ensuite, d’augmenter les recettes pour nos deux gouvernements et les parties prenantes, et d’empêcher le détournement du fret en transit. Nous aborderons également nos préoccupations mutuelles concernant l’escalade du terrorisme, du banditisme et d’autres activités criminelles autour de nos frontières communes.
Bashir Adewale Adeniyi, Contrôleur général des douanes – Nigeria
En 2025, les relations commerciales entre le Niger et le Nigeria se sont redressées, le Nigeria restant un partenaire essentiel. Porté par son secteur pétrolier, le Niger a exporté pour plus de 2,4 milliards d’euros. Les échanges, formels et informels, portent principalement sur l’agriculture et le bétail. Cette relance s’appuie sur une coopération douanière renforcée (procédures accélérées, couloirs sécurisés, partage de renseignements) pour fluidifier le commerce légal et contrer la fraude et l’insécurité frontalière. Le Nigeria s’est engagé à fournir des itinéraires plus sûrs au Niger.
Nous pensons qu’en travaillant en étroite collaboration, nous pourrons faire face à cette menace. Auparavant, nous avions conclu un accord avec la République du Niger sur le droit de poursuite. Les soldats nigérians pouvaient pénétrer à 20 kilomètres à l’intérieur du Nigeria pour poursuivre des terroristes, tandis que les soldats nigériens pouvaient entrer en République du Niger. Il en va de même, mais en raison de récents désaccords, cet accord a été suspendu. Il est nécessaire de réactiver ces accords bilatéraux si nous voulons remédier à cette situation en matière de sécurité.
Adamu Laka, Coordonnateur national du Centre de lutte contre le terrorisme – Nigeria
Cette initiative s’inscrit dans le contexte de la réouverture des frontières terrestres et aériennes entre le Nigeria et le Niger en 2024, après plusieurs mois de restrictions. Depuis, les échanges commerciaux connaissent un net rebond. Pour Niamey comme pour Abuja, cette coopération douanière est perçue comme un levier économique majeur, mais aussi comme un outil de stabilité régionale, dans une zone où le commerce et la sécurité restent étroitement liés.



