Afrique : des actions urgentes pour protéger les populations face à l’élévation du niveau de la mer

La montée du niveau des mers s’impose comme une menace de plus en plus concrète pour les petits États insulaires. Aux Nations unies, les Bahamas et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont appelé à une réponse internationale qui tienne compte à la fois de leur exposition climatique et de leurs capacités financières limitées. 

Face à la montée des eaux et à la multiplication des chocs climatiques, les petits États insulaires lancent l’alerte. Lors du débat général de la 81ème Assemblée générale de l’ONU, à New York, les Bahamas et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont placé la vulnérabilité des États insulaires au cœur de leurs interventions. Les Bahamas ont notamment soutenu la Déclaration sur l’élévation du niveau de la mer, adoptée durant ces Assemblées. L’enjeu dépasse la seule protection des populations : il concerne aussi la préservation des frontières, de la qualité d’État et de la représentation internationale des pays menacés par la montée des eaux. 

“Des familles ont vu la mer engloutir leurs terres. Une grande partie de mon pays est à peine au-dessus du niveau de la mer. Pour nous, la montée des eaux est une réalité. C’est pourquoi les Bahamas soutiennent la déclaration sur l’élévation du niveau de la mer, qui protège notre territoire, nos frontières et notre place au sein de cette Assemblée.”

Philip Edward Davis, Premier Ministre – Bahamas

De son côté, Saint-Vincent-et-les-Grenadines appelle à la pleine mise en œuvre de l’Indice de vulnérabilité multidimensionnelle, adopté par l’ONU en 2024 pour mieux prendre en compte les fragilités économiques, sociales et environnementales des pays en développement. L’objectif est notamment de faciliter l’accès des petits États insulaires aux financements concessionnels. Un enjeu majeur après l’ouragan Beryl, qui a frappé le pays le 1er juillet 2024 et causé 230,6 millions de dollars de dommages, soit près de 22 % du PIB de 2023, selon la Banque mondiale en janvier 2026. 

“Monsieur le Président, nous renouvelons notre appel à la pleine mise en œuvre de l’Indice de vulnérabilité multidimensionnelle, afin que l’accès aux financements concessionnels ne dépende pas uniquement du revenu par habitant, mais tienne compte des risques climatiques réels auxquels font face les petits États insulaires et de leurs moyens limités pour y répondre.”

Godwin Friday, Premier Ministre, Saint-Vincent-et-les Grenadines

Environ 770 millions de personnes vivent aujourd’hui à moins de cinq mètres au-dessus de la ligne de marée haute. Pour le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Gu-te-rres, cette déclaration, qui a été approuvée peu après son discours, doit désormais ouvrir la voie à des mesures concrètes.

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