Cap sur l’Afrique australe. À la tête de la Communauté de développement de l’Afrique australe, Elias Mpedi Magosi s’impose comme l’un des visages clés de l’intégration régionale. Entre ambition d’industrialisation, diplomatie préventive à Madagascar et coordination de la mission régionale dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Secrétaire exécutif de la SADC place la paix et la sécurité au cœur du développement économique. Portrait d’un artisan de la coopération sous-régionale.
Elias Mpedi Magosi incarne aujourd’hui la voix de l’intégration en Afrique australe. Depuis le 18 août 2021, le Botswanien dirige le secrétariat exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), une organisation qui regroupe 16 États et plus de 360 millions d’habitants, représentant un PIB combiné de près de 720 milliards de dollars. Nommé lors du 41ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement, au Malawi, Elias Magosi s’est fixé une priorité, consolider la paix et la sécurité comme socle du développement économique régional.
Il est de notre devoir d’œuvrer vers l’avancement de notre bien-être économique, de la qualité de vie de nos peuples, le renforcement de la liberté et de la justice sociale, la consolidation de la paix et la sécurité, puisque c’est la SADC que les Fondateurs ont imaginée et j’en ai l’intime conviction, c’est la SADC que nous voulons.
ELIAS MAGOSI, Secrétaire exécutif de la SADC
Ancien Directeur des ressources humaines de la SADC et ex-Ambassadeur itinérant du Botswana, le sexagénaire cumule plus de 28 années d’expérience dans la gestion stratégique et la transformation organisationnelle. Une expertise qu’il met aujourd’hui au service d’une intégration économique plus poussée. Sous son impulsion, la SADC déploie le Plan stratégique indicatif régional de développement 2020-2030 et la Vision 2050. Deux feuilles de route ambitieuses qui visent à transformer l’Afrique australe en une région industrialisée, compétitive et à revenu intermédiaire ou élevé d’ici le milieu du siècle.
Après avoir brièvement examiné certains documents, notamment le programme de modernisation, la ceinture et la route qui repose principalement sur les infrastructures. Il apparaît clairement que nous avons des projets prioritaires en Arabie Saoudite, dont la majorité est axé sur les infrastructures, nous ne pouvons pas améliorer le commerce ni l’intégration sans se concentrer sur les infrastructures. Les infrastructures sont donc un vecteur essentiel pour la réalisation de tous ces objectifs.
ELIAS MAGOSI, Secrétaire exécutif de la SADC
Mais au-delà de la planification stratégique, Elias Magosi est aussi en première ligne sur les dossiers sensibles. Face aux tensions politiques récurrentes à Madagascar, il supervise les efforts diplomatiques de la SADC pour préserver la stabilité institutionnelle et accompagner les processus électoraux. Autre dossier majeur, la mission régionale déployée dans l’Est de la République démocratique du Congo. La SADC y a engagé une force régionale pour soutenir les autorités congolaises face à l’insécurité persistante. Elias Magosi coordonne cette mobilisation politico-militaire, dans un contexte où les violences armées menacent la stabilité de toute l’Afrique australe.
La paix et la sécurité restent une priorité. On ne peut pas industrialiser sans attirer des investissements directs étrangers dans un environnement instable. On ne peut pas espérer que les investissements directs étrangers, investissent dans un contexte d’insécurité. La paix et la sécurité sont donc essentielles. Il continuera à promouvoir la paix dans les zones où nous avons des missions. Nous fermons une mission au Mozambique et nous en avons ouvert une en RDC. Il supervise cette dernière conjointement avec le président de l’organe, le président de la Tanzanie.
ELIAS MAGOSI, Secrétaire exécutif de la SADC
Entre diplomatie préventive, sécurité collective et industrialisation, Elias Magosi s’impose comme l’un des architectes de la coopération en Afrique australe. À l’heure où le commerce intra-africain progresse sous l’impulsion de la ZLECAf et où la stabilité devient un impératif économique, son leadership place la SADC au cœur des dynamiques régionales. Une ambition claire, faire de l’Afrique australe un pôle de croissance intégré, stable et compétitif sur la scène mondiale.