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Afrique : la BAD préconise un investissement de 130 milliards USD par an pour les routes

Maillons essentiels du commerce intra-africain et du déploiement de la ZLECAf, les corridors transafricains interconnectent les infrastructures portuaires, les centres industriels, les réseaux de distribution et les zones de production. Toutefois, la Banque mondiale souligne (avril 2025) l’état de dégradation de plus de 40% de ces axes, générant des manques à gagner d’entretien pouvant atteindre 3% du PIB de plusieurs nations. Pour répondre aux défis posés par la poussée démographique et l’urbanisation rapide, la BAD chiffre les besoins d’investissement à 130 milliards de dollars par an, marquant un déficit annuel de 70 milliards.

Les routes transafricaines constituent un maillon essentiel de l’intégration économique du continent. Elles permettent de relier les principaux ports, zones industrielles, bassins de production et marchés africains, tout en facilitant la circulation des marchandises entre pays. Avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’amélioration de ces corridors devient un enjeu majeur pour réduire les coûts commerciaux et renforcer les échanges intra-africains. 

« L’interconnexion efficace de ces divers instruments permettra de fluidifier le trafic transfrontalier, notamment la circulation inter-États entre le Cameroun et le Tchad. »

Albert Etoundi , Président du Syndicat national des transitaires Cameroun

Selon un rapport de la Banque mondiale paru en avril 2025, plus de 40% des routes africaines sont en mauvais état, tandis que le déficit d’entretien représente jusqu’à 3% du PIB annuel de certains pays. Dans un contexte de croissance démographique rapide et d’urbanisation accélérée, les besoins en infrastructures n’ont jamais été aussi pressants. La Banque africaine de développement (BAD) estime qu’il faudrait investir environ 130 milliards de dollars par an, alors que le financement disponible reste inférieur de près de 70 milliards à ce niveau.

“L’accès sénégalien, il n’y avait pas de problème. Mais actuellement, entre Caille et Bamako, c’est presque 700 kilomètres. Mais sur les 700 kilomètres, il n’y avait pas pratiquement d’infrastructures actuellement, parce que toute la route est très compliquée, surtout à la période de libération. Parce qu’avant, on pouvait faire une frontière à Bamako, 48 heures. Mais aujourd’hui, tu peux faire une semaine.”

Diadie Wade, Président du collectif des entreprises agréées pour le transport de conteneursSénégal

Essentielles au commerce, les infrastructures de transport africaines restent fragiles. L’OCDE indique que leurs coûts logistiques en Afrique subsaharienne dépassent de 50 % la moyenne mondiale, grevant les exportations agricoles et industrielles. Bien que restreint à 15-20 % des échanges, le commerce intra-africain s’illustre par sa diversité en produits manufacturés. Selon la Banque mondiale, approfondir la libéralisation des services (transport, télécoms, finance, services professionnels) porterait la hausse du commerce des services dans la ZLECAf à 64 % d’ici 2035.

“l’autorité a décidé depuis janvier 2024, n’est-ce pas, le bon automatique, tout ce qui est personnalisé en transit. Donc ce qui facilite grandement, n’est-ce pas, le traitement de la déclaration. Après, ils viennent ici à notre bureau pour demander l’ordre de mission qui est signé dans les 24 heures. Pour dire que pour le traitement de la déclaration, ça se fait dans les 24 heures. Mais il y a également le déploiement du tracking sur le transit en termes d’expéditions. Au début, les ordres de mission pouvaient être signés, ils étaient en attente de l’agent des douanes pour accompagner la marchandise. Aujourd’hui, avec le système TOP6, dont la fiche est domiciliée ici, qui est signée en même temps que l’ordre de mission, c’est la balise qui est posée au niveau de la marchandise. Elle est reçue par le centre de contrôle jusqu’à la frontière.”

Babacar Ndiour Dio, Chef du Bureau Transit, Transbordement et RéexportationSénégal

Les routes transafricaines représentent un levier stratégique pour l’intégration économique de l’Afrique. Leur modernisation, combinée à la simplification des procédures douanières, à la digitalisation et à une meilleure coopération entre les États, pourrait considérablement améliorer la circulation des marchandises. À terme, la fluidification de ces corridors contribuerait à réduire les coûts logistiques, renforcer la compétitivité des entreprises et soutenir le développement du commerce intra-africain. 

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