Face au chômage et aux défis climatiques, les pays africains misent sur le secteur privé pour stimuler l’emploi et accélérer la transition écologique. De la Mauritanie au Mozambique, en passant par le Cameroun, les initiatives se multiplient, entre industrialisation verte, transformation locale et financement des PME. L’objectif est d’attirer les investissements, renforcer les économies nationales et créer des emplois durables.
Face au chômage et aux défis climatiques, le financement du secteur privé apparaît comme un levier essentiel pour créer des emplois durables en Afrique. Industrialisation verte, transformation locale et soutien aux petites entreprises figurent parmi les solutions privilégiées pour stimuler la croissance et renforcer les économies nationales. En Mauritanie, un programme lancé le 31 juillet 2026 dans le Hodh Chargui prévoit 10 000 emplois agricoles en 24 mois, pour un financement de 759 millions de nouvelles ouguiyas (environ 19 millions de dollars américains).
Les efforts déployés par les gouvernements pour créer un climat favorable devraient redevenir attractifs pour les investisseurs à la mesure de leurs investissements et de leurs attentes. Voilà donc en partie pourquoi le partenariat avec le secteur privé est si important. Ainsi, dans ce domaine, nos relations ont toujours été de nature positive et nous sommes en contact permanent avec les acteurs du secteur privé. Grâce à ce partenariat, nous avons obtenu des résultats importants sur la voie de l’autosuffisance en produits agricoles de base.
Mohamed Cheikh El Ghazouani, Président de la République – Mauritanie
Au Mozambique, le gouvernement mise sur l’industrialisation verte, les énergies renouvelables et la transformation locale des ressources naturelles pour attirer les investissements et créer des emplois.
L’industrialisation reste une priorité stratégique dans le programme de développement du Mozambique. La transition vers des modèles de production plus durables ne doit pas être considérée comme un obstacle à l’industrialisation, mais comme une opportunité de moderniser notre base productive, de réduire les inefficacités et de renforcer la compétitivité des entreprises.
Custódia Paunde , Secrétaire d’État à l’Industrie auprès du ministère de l’Économie – Mozambique
Au Cameroun, les PME représentent 99,9 % des 569 208 unités économiques formelles recensées en 2025. Le pays ambitionne de porter la valeur ajoutée manufacturière d’environ 14 % à 25 % du PIB d’ici à 2030, notamment grâce à l’agro-industrie, à la transformation du bois et aux filières coton-textile-cuir.
Tous les partenaires techniques financiers reconnaissent que le PROPIEJ rentre bien dans leur domaine d’intervention dans notre et est en synergie avec les programmes deja en cours.
Mounouna Foutsou, Ministre par intérim de l’Emploi et de la Formation professionnelle – Cameroun
À l’échelle continentale, la Banque africaine de développement et le groupe AXIAN ont lancé un programme de finance numérique visant 34 000 entreprises dirigées par des femmes à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal. Quelque 25 000 femmes doivent bénéficier de formations financières et numériques dans cinq pays, dont le Togo et les Comores. Face au déficit de financement des entrepreneures africaines, estimé à 49 milliards de dollars, l’enjeu est de convertir ces initiatives en emplois décents et en croissance durable.