Le 31 août 2026 à Abuja, le général Birame Diop a pris les commandes d’une Cedeao profondément transformée par le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger. La rupture institutionnelle n’a pourtant pas effacé les réalités du terrain : les populations continuent de circuler, les échanges se poursuivent et les menaces sécuritaires dépassent les frontières. Pour sa nouvelle présidence, le Général Birame Diop mise donc sur le dialogue avec l’espace de l’AES, mais aussi sur une relance de l’action au sein de la communauté.
À Abuja, au Nigeria, le nouveau président de la Commission de la Cedeao a officiellement pris ses fonctions lundi 31 août 2026. À l’issue de la cérémonie, Birame Diop a présenté les grandes lignes de son mandat et les priorités de la nouvelle équipe. Il entend respecter le choix des trois pays qui ont quitté la Cedeao, tout en maintenant des espaces de coopération. Pour lui, leur départ ne met pas fin aux liens entre les pays de la région. La sécurité, la circulation des personnes, le commerce transfrontalier et l’environnement font partie des principaux domaines de coopération évoqués. Une approche pragmatique, alors que les populations des deux côtés des frontières restent confrontées à des problèmes communs.
Nos frères, nos voisins, nos camarades nous ont quittés, mais la géographie reste la même. Nous n’avons pas d’autre choix que de travailler de manière solidaire, de manière concertée pour l’intérêt des deux espaces.
Birame Diop, Président de la Commission de la CEDEAO
Cette proximité repose d’abord sur une continuité géographique, plus de 5 250 kilomètres de frontières relient la cedeao aux trois pays de la Confédération des États du Sahel. À l’intérieur de la cedeao, la situation en Guinée-Bissau constitue un autre dossier régional, avec une mission de facilitation confiée au Sénégal pour accompagner le processus de sortie de crise.
Dernièrement à Lungi, les chefs d’État ont décidé de faire du Sénégal le facilitateur de la CEDEAO dans cette crise. La Commission travaillera de manière étroite avec le Sénégal pour s’assurer que cette crise est gérée de la meilleure des manières. J’ai décidé aussi que notre communauté à la croisée des chemins parce que très bientôt, nous allons boucler cinq ans de mise en œuvre de la Vision 2050. Et ces cinq ans ont été évalués et ont donné quelques pistes de réflexion et d’action. Il s’agit notamment de travailler à renforcer la cohésion au sein de notre communauté parce qu’elle n’est pas un sommet d’Etats, mais aussi il s’agit de travailler de sorte à ce que nos institutions, qui font un excellent travail soient plus performantes.
Birame Diop, Président de la Commission de la CEDEAO
Plus de 50 programmes sont inscrits à la feuille de route de la Commission de la Cedeao. Leur mise en œuvre ouvre une nouvelle phase pour la Commission présidée par le Général Birame Diop, qui entend renforcer l’efficacité de ses institutions, consolider la cohésion entre les 12 États membres et diversifier les mécanismes de financement. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de la Vision 2050, dont les cinq premières années arrivent à leur terme. L’enjeu est désormais de traduire les orientations communautaires en actions concrètes et en résultats au bénéfice des populations ouest-africaines.



