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Afrique : les échanges intra-africains estimés à 17%

Pour garantir une véritable reprise économique en Afrique, il est urgent de renforcer les partenariats entre les pays du Sud. Les échanges entre les pays africains, notamment, restent encore très faibles, se chiffrant à seulement 17%. Des experts recommandent l’adoption de mesures pouvant favoriser les échanges entre les pays du Sud.

La coopération demeure un aspect majeur pour garantir une véritable relance économique en Afrique. Des experts proposent le renforcement des partenariats entre les pays du Sud. Les pays comme Madagascar, par exemple, sont engagés dans le développement des relations avec les pays du Sud à travers l’accélération des négociations, notamment dans le domaine du commerce.

“Nous priorisons les relations avec les pays du Sud parce que nous estimons que nos pays frères, notamment en Afrique mais également en Asie et pourquoi pas en Amérique du Sud, peuvent répondre peut-être de façon un peu plus précise à nos besoins et dans de meilleures conditions. À titre d’exemple, au sein du COMESA, nous avons des relations commerciales avec notamment l’Égypte, au sein de la SADC, nous avons des relations avec l’Afrique du Sud, et aussi des relations au sein de la Commission de l’océan Indien.” 

Patrick RAJOELINA, Ministre des Affaires étrangères – Madagascar

La coopération Sud-Sud est un maillon essentiel dans la réalisation des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Elle contribue à la transformation structurelle et technologique des pays en développement, à encourager l’autosuffisance, atténuer des inégalités, ainsi qu’à renforcer la stabilité financière et socio-économique, grâce à l’échange de connaissances et de ressources.

“Avec l’existence d’obstacles importants pour faire du commerce et de l’investissement intra africains, les entreprises ont pu, entre elles, malgré ces obstacles, travailler, investir, l’une chez l’autre, faire des opérations de trade. Ce bilan indique que ce n’est pas impossible malgré toutes les difficultés. Il faudra juste un accompagnement approprié, un accès à l’information et du volontarisme.”

MOUNA KADIRI, Directrice du Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa Bank – Maroc

Pour les experts du groupe Attijariwafa Bank, il est important de mettre en place des stratégies permettant d’augmenter le niveau d’échanges entre les pays du Sud à travers la ZLECAF, afin de renforcer le commerce intrafricain.

“Nous sommes tout au début d’une expérience, d’une aventure qui, je l’espère, va nous amener très loin. L’expérience qui consiste à donner l’opportunité aux pays du Sud, aux pays du continent africain, de commercer entre eux et d’élever le niveau d’échanges à un niveau très important parce qu’aujourd’hui, on parle d’un chiffre, à mon avis, qui est assez bas, 17-18% c’est le niveau des échanges intra africains. Je pense que nos échanges avec le reste du monde restent encore dominants. »

Mohamed El Ghazi, Directeur général de la Société Ivoirienne de Banque – Maroc

Cependant, au cours des dernières années, les différents domaines de la coopération Sud-Sud, dont le commerce, le financement, la technologie et les investissements directs, ont connu une tendance haussière, grâce à l’action concertée des gouvernements pour nouer les partenariats. Les exportations entre les pays du Sud ont crû à un taux annuel moyen de 13% entre 1995 et 2016 et la valeur du commerce Sud-Sud dans le commerce mondial a rapidement augmenté, passant de 600 milliards de dollars en 1995 à 4 000 milliards de dollars en 2016, selon les Nations Unies. 

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