Malgré des exportations minières africaines estimées à plus de 400 milliards de dollars par an, selon plusieurs analyses de la Banque mondiale et d’institutions internationales, le secteur reste confronté à un défi majeur : mieux transformer ses ressources sur le continent afin de créer davantage de valeur ajoutée et réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes.
L’Afrique s’impose comme l’un des plus grands réservoirs miniers au monde, avec près de 30 % des ressources minérales globales. Le continent est riche en or, cuivre, cobalt, manganèse ou encore en minerais stratégiques essentiels à la transition énergétique. Il représente environ 70 % de la production mondiale de cobalt et près de 80 % du platine mondial. Malgré ce potentiel, une grande partie des minerais est exportée à l’état brut, limitant la valeur ajoutée locale. Aujourd’hui, plus de 60 à 70 % des exportations minières africaines restent non transformées, ce qui freine fortement les retombées économiques.
Je suis un grand partisan de la collaboration avec le secteur privé, car ensemble nous pouvons accomplir davantage. Nos ressources peuvent nous permettre d’obtenir de meilleurs résultats, mais si nous sommes en concurrence les uns avec les autres, nous n’atteindrons pas nos objectifs.
Gwede Mantashe, Ministre des Ressources minérales – Afrique du Sud
Face à ces enjeux, les pays africains renforcent leurs politiques minières pour mieux encadrer l’exploitation et améliorer les retombées économiques. Le continent génère plus de 400 milliards de dollars d’exportations minières par an, mais cherche encore à réduire sa dépendance aux matières premières brutes. L’objectif est d’harmoniser les règles et de parler d’une seule voix afin de mieux négocier avec les investisseurs internationaux, malgré des disparités entre États.
L’Afrique doit parler d’une seule voix. Notre objectif est clair : approfondir la collaboration, accélérer l’exploration et l’exploitation responsables.
Gwede Mantashe, Ministre des Ressources minérales – Afrique du Sud
Le secteur minier africain repose encore largement sur l’exportation brute, malgré son énorme potentiel. Le continent détient environ 30 % des ressources minérales mondiales et produit près de 70 % du cobalt mondial, essentiel pour la transition énergétique. Cependant, la transformation locale reste faible, ce qui limite les bénéfices économiques. Les experts insistent donc sur l’exploration, l’investissement et l’industrialisation pour faire du secteur minier un véritable moteur de croissance durable.
Il est donc approprié que le thème de l’initiative de cette année soit “plus forts ensemble, le progrès par le partenariat”, ce qui signifie que ce ne sont pas seulement les gouvernements qui doivent travailler ensemble. Nous devons travailler avec le secteur privé. Je sais qu’en Afrique, travailler avec le secteur privé est presque un tabou, parce que ce sont nos ressources, nous devons en être propriétaires et les gérer nous-mêmes. Mais je crois profondément à la coopération avec le secteur privé, car ensemble nous pouvons accomplir davantage. Nos ressources peuvent nous donner de meilleurs résultats.
Gwede Mantashe, Ministre des Ressources minérales – Afrique du Sud
Le secteur minier africain reste un pilier majeur de l’économie mondiale, avec près d’un tiers des ressources minérales et plus de 400 milliards de dollars d’exportations par an. Mais la faible transformation locale limite encore ses retombées. L’enjeu est donc clair : renforcer la souveraineté minière de l’Afrique et faire de ses ressources un moteur de développement durable et inclusif.