À New York, la Première ministre de la Barbade réclame une refonte du système multilatéral. Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Mia Amor Mottley estime que les structures héritées de 1945 ne répondent plus aux réalités du monde actuel. Elle plaide pour une représentation plus équitable au Conseil de sécurité et pour une réforme du financement du développement.
Le 24 septembre 2026, Mia Amor Mottley dénonce une « crise de responsabilité » au sein du système international. Pour la dirigeante barbadienne, la gouvernance mondiale doit évoluer pour mieux prendre en compte les réalités géopolitiques et les vulnérabilités actuelles. Au cœur de ses revendications : la réforme du Conseil de sécurité. L’instance compte 15 membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto. Mottley dénonce notamment l’absence de siège permanent pour l’Afrique et réclame une représentation plus équitable des régions sous-représentées.
Le Conseil de sécurité compte toujours 15 membres, dont cinq membres permanents dotés du droit de veto. L’Afrique, qui compte 54 États, ne dispose d’aucun siège permanent.
Mia Amor Mottley, Première ministre – Barbade
La Première ministre met aussi en avant la vulnérabilité des petits États. Dans la Caraïbe, elle réaffirme notamment la nécessité de préserver la région comme une zone de paix et soutient une résolution pacifique de la controverse entre le Guyana et le Venezuela devant la Cour internationale de Justice. Sur le terrain financier, le constat est tout aussi sévère. Les pays vulnérables auraient besoin d’environ 490 milliards de dollars par an d’ici 2030, contre seulement 90 milliards de dollars de financements actuellement mobilisés. Mottley réclame donc des financements plus accessibles et durables.
Les pays vulnérables au changement climatique doivent mobiliser environ 490 milliards de dollars américains par an d’ici 2030, alors que les flux financiers actuels s’élèvent à environ 90 milliards de dollars. Comme diraient les jeunes de la Barbade, les chiffres ne tiennent tout simplement pas la route.
Mia Amor Mottley, Première ministre – Barbade
À travers l’Initiative de Bridgetown, la dirigeante barbadienne réclame des financements plus accessibles pour les pays vulnérables, notamment face au changement climatique. Elle appelle ainsi à réformer l’ONU et le système financier mondial pour mieux représenter et protéger les États les plus vulnérables.



