Le financement de l’Union africaine demeure un enjeu stratégique pour l’avenir du continent. Face aux mutations de l’environnement international, l’organisation panafricaine entend renforcer son autonomie financière et sa capacité à répondre aux priorités de développement de ses États membres. C’est dans cette perspective que le président ivoirien Alassane Ouattara a échangé avec Donald Kaberuka, Haut Représentant de l’UA chargé du financement de l’Union et du Fonds pour la paix.
En Côte d’Ivoire, le financement de l’Union africaine et les ambitions de développement du continent étaient au centre des échanges entre le président ivoirien Alassane Ouattara et Donald Kaberuka. Le chef de l’État a reçu, le 21 octobre, le Haut Représentant de l’organisation continentale pour le financement et le Fonds pour la paix. Une rencontre consacrée notamment à l’autonomie financière de l’institution et à la mise en œuvre de ses missions.
Au moment où le monde change avec les évolutions importantes, une Union africaine qui est forte et qui a une autonomie financière est capitale et le président Ouattara nous a prodigué des conseils. D’abord une excellente chose. Il avait rencontré le président de la Commission de l’Union africaine. Je pense qu’avec lui, nous sommes sur le bon chemin.
DONALD KABERUKA, Haut représentant de l’UA pour le financement de l’Union
Dans un contexte international en mutation, cette autonomie financière constitue un enjeu majeur pour permettre à l’organisation de répondre aux défis du continent et de concrétiser ses ambitions. En avril 2026, la BAD et le Fonds africain de développement ont accordé 25,38 milliards FCFA pour soutenir la gouvernance et une croissance inclusive. Cette dynamique s’inscrit dans la volonté de renforcer les capacités de l’Union africaine et de soutenir ses objectifs de prospérité partagée. Donald Kaberuka a également évoqué les initiatives du président ghanéen John Dramani Mahama, appelé à prendre la tête de l’organisation en 2027.
Et l’année prochaine. C’est le président du Ghana, Mahama, qui va présider l’Union africaine. Je pense que le Président Ouattara, le Président Mahama et nous avons déjà une esquisse de ce qu’il faut faire pour renforcer l’Union africaine.
L’Union africaine rencontre régulièrement des défis dans la mobilisation de son budget et des ressources pour financer les projets de développement sur le continent. Au sommet de l’UA tenue à Kigali en 2016, les Etats membres avaient adopté le prélèvement d’une taxe de 0,2 % sur les importations de biens pour pouvoir financer l’organisation panafricaine; une mesure appliquée par environ 17 Etats sur les 55 que compte l’Union africaine. L’UA reconnaît par ailleurs officiellement que plus de 40 % des États membres ne versent pas régulièrement leurs contributions annuelles à l’Organisation.



