En Afrique, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste un défi majeur. Malgré d’importantes ressources hydriques (Nil, Congo, Niger, Zambèze, réserves souterraines), des millions de personnes n’ont pas d’accès sécurisé à l’eau. L’insuffisance des infrastructures, la démographie et l’urbanisation rapides, ainsi que le changement climatique, aggravent les pénuries. Une transformation radicale du secteur est nécessaire, en faisant une priorité stratégique plutôt qu’une simple politique sociale.
L’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste un défi majeur du développement en Afrique. Malgré d’abondantes ressources (Nil, Congo, Niger, Zambèze, réserves souterraines), des millions de personnes manquent d’eau sécurisée. Cette réalité exige une transformation radicale du secteur, traitée comme une priorité stratégique. L’insuffisance des infrastructures, la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique aggravent les pénuries.
Nous sommes venus cet après-midi avec toutes nos équipes pour visiter l’usine de traitement d’eau d’Aguin. C’est environ 150 millimètres cube jour que nous pouvons produire. L’usine est terminée, il ne reste qu’à poser les canalisations pour pouvoir alimenter les populations. Il y a d’autres usines qui existent sur Abidjan. Nous avons la possibilité de donner de l’eau à l’ensemble des populations.
Amédée Koffi Kouakou, Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité – Côte d’Ivoire
Entre 2000 et 2020, la population africaine est passée de 800 millions à environ 1,53 de personnes. Durant cette période, 500 millions d’Africains ont eu accès à l’eau potable de base et 290 millions à l’assainissement de base, selon un rapport conjoint UNICEF/OMS publié en 2022. Malgré ces progrès, 418 millions de personnes manquent encore d’eau potable de base, 779 millions de services d’assainissement de base et 839 millions de services d’hygiène de base sur le continent.
Nous sommes vraiment satisfaits, d’abord à travers la célérité avec laquelle les infrastructures ont été réalisées, mais également la qualité que nous avons pu observer dans la réalisation de ces infrastructures qui font en sorte que dans la région de manière générale et bien sûr pour Banfora et pour certains villages environnants, il ne puisse plus y avoir question d’eau, de coupure d’eau, parce que l’offre est suffisante pour pouvoir couvrir les besoins. La satisfaction est d’autant plus grande que dans certains villages environnants, il a également pu être réalisé de bonnes fontaines autour desquelles les populations vont pouvoir s’approvisionner. Et nous avons donné les orientations à l’Office national de l’eau et de l’assainissement pour qu’un réseau puisse être mis en place au profit de ces populations qui sont dans des zones qui sont parfois non aménagées. En tout cas, c’est un motif de satisfaction et nous tenons à le signaler parce que nous allons entrer bientôt dans la période chaude, période dans laquelle les besoins en eau sont très accrus et la sollicitation est très élevée au niveau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement.
Ismaël Sombié, Ministre d’État, de l’agriculture et de l’eau – Burkina Faso
Une réforme profonde suppose une vision continentale coordonnée, s’appuyant sur la coopération régionale pour la gestion des bassins transfrontaliers et le partage des ressources. L’enjeu dépasse les frontières nationales : il s’agit de garantir la souveraineté hydrique de l’Afrique.Un plaidoyer pour une transformation radicale du secteur de l’eau, c’est avant tout un appel à faire de l’eau une priorité politique majeure, un droit fondamental effectif et un moteur de prospérité durable pour les générations futures.
Nous avons appris ce qui se passe au niveau de la vallée et c’est vraiment désolant. J’ai appris que les autorités ont été instruites dans le sens de prendre toutes les mesures nécessaires pour venir en aide aux populations. Bien sûr que nous connaissons nos moyens, tout ne peut pas être fait, mais le gouvernement est en train de prendre les mesures pour venir en aide aux populations, ça c’est vrai. Au niveau de l’Assemblée nationale, nous avons interpellé les ministres concernés pour que des secours d’urgence soient envoyés dans la vallée.
Youssouf Sylla, Député à l’Assemblée nationale – Mauritanie
L’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène en Afrique va nécessiter une accélération spectaculaire des taux de progrès actuels, selon UNICEF. Ce rapport spécial appelle à une action urgente sur un continent où la pénurie d’eau et la faiblesse des services d’assainissement et d’hygiène peuvent menacer la paix et le développement.