Afrique – Préparation du sommet de la Francophonie : le RIJF veut défendre la voix de la jeunesse

Ils sont au cœur de l’espace francophone et veulent désormais peser davantage sur les décisions qui concernent leur avenir. En 2026, l’Organisation internationale de la Francophonie estime à 396 millions le nombre de locuteurs du français dans le monde, dont 65 % vivent en Afrique. Plus de la moitié de la population francophone a moins de 35 ans : une réalité démographique qui place la jeunesse au centre des enjeux de la francophonie. 

À Lomé, au Togo, les 1er et 2 octobre 2026, le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie réunit des organisations de jeunes, avec le soutien de l’OIF, pour préparer leur contribution au XXe Sommet de la Francophonie, prévu au Cambodge du 14 au 16 novembre 2026, autour du thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ». Les résultats de deux enquêtes en ligne menées en amont auprès des membres du RIJF font ressortir des attentes fortes autour de l’emploi et de l’entrepreneuriat : 68 % souhaitent un soutien accru dans ces domaines, 59 % citent la formation professionnelle et technique, tandis que 49 % identifient l’accès au financement et 57,5 % déplorent une prise en compte insuffisante de leur parole dans les échanges avec les autorités. 

On a des défis au sein des États membres de la Francophonie, des défis qui sont liés à l’employabilité, des défis qui sont liés à l’accès au droit, des défis qui sont liés à l’égalité de genre, etc Et c’est là où les jeunes sont une réponse à ces défis là. Il faut faire en sorte, non pas d’abandonner les jeunes, mais de faire en sorte de prendre cette ambition et cette opportunité que sont les jeunes.

Omar Didi, Président du Réseau international de la jeunesse de la Francophonie RIJF 

La consultation de Lomé élargit la réflexion aux enjeux de participation citoyenne, de paix, de climat, d’éducation, de droits humains, de numérique, de sport, de culture et d’égalité. Elle réunit 20 organisations du RIJF, 9 organisations togolaises ainsi que des représentants du réseau et du Parlement francophone des jeunes. Cette mobilisation s’inscrit dans un espace francophone de 396 millions de locuteurs en 2026, dont 65 % en Afrique, avec une projection de 590 millions en 2050, dont 9 sur 10 en Afrique. Dans cet espace en forte évolution démographique, la jeunesse veut désormais participer aux décisions et au suivi des engagements de la Francophonie, au-delà du simple rôle de bénéficiaire.

 En tant que femme. Le message que je peux porter, c’est que la jeunesse et les hommes et les femmes, donc les femmes également, doivent s’affirmer comme les hommes et les femmes, doivent prendre conscience de leur avenir, de l’importance qu’elles ont également.

Bénédicte Victoire Kiandji , Vice-présidente du Conseil d’administration du RIJF

Sans emploi, sans employabilité des jeunes. Les jeunes sont livrés à eux mêmes. Les jeunes ne peuvent pas. On ne peut pas découvrir le talent des jeunes. Sinon, comment doit on faire si on ne peut pas évaluer un jeune sur quelque chose de précis, sur une innovation précise . Voilà pourquoi nous insistons là-dessus et c’est une thématique prioritaire du Rijf . C’est la thématique centrale sur laquelle nous débattons aujourd’hui et elle permet aussi de résoudre les problèmes de prévention des conflits, de prévention des crises.

Arnold Moyo , Coordonnateur des coordinations thématiques du RIJF 

La consultation doit produire des recommandations portées à Phnom Penh par deux représentants. Au-delà du Sommet, le RIJF veut instaurer un rendez-vous permanent de la jeunesse francophone, avec un suivi des engagements, et ouvrir la voie à un futur Sommet de la jeunesse francophone.

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