Avec plus de 400 millions d’Africains privés d’un accès sécurisé à l’eau potable et une population appelée à dépasser 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, la pression sur les ressources hydriques du continent atteint un niveau critique. Le changement climatique, en multipliant sécheresses et inondations, aggrave encore cette situation déjà fragile. Face à ces défis majeurs, l’Afrique mise de plus en plus sur le renforcement des compétences et du leadership de sa jeunesse afin de bâtir une gouvernance de l’eau durable, solidaire et adaptée aux enjeux climatiques actuels et futurs.
Face à la raréfaction de l’eau et au changement climatique, l’Afrique renforce les compétences dans le secteur hydrique. Lancé le 6 janvier 2026 par l’Égypte et le Centre panafricain pour l’eau et l’adaptation au climat (PACWA), le Programme de formation des ambassadeurs de l’eau en Afrique vise à former des professionnels capables de promouvoir une gestion durable et concertée des ressources en eau, essentielle au développement du continent.
“L’avenir du continent africain va se dessiner par rapport au contrôle et à l’accès aux ressources énergétiques, notamment l’eau. En 2050, plus de la moitié de la population mondiale sera africaine. Face aux changements climatiques et les menaces réelles liées à l’avancée de la sécheresse, c’est donc important aujourd’hui de renforcer la gouvernance citoyenne, notamment au niveau de la jeunesse africaine”.
Aboudrahmane Coulibaly, Economiste – Mali
Pour cette première édition, 200 participants de 27 pays africains, principalement de jeunes ingénieurs, cadres techniques et responsables institutionnels des secteurs de l’eau et de l’environnement, ont été sélectionnés. Selon l’ONU, près de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, alors que le changement climatique aggrave sécheresses, inondations et stress hydrique sur le continent.
“Déjà en 2017, un rapport de la Banque mondiale stipulait que 20% des ressources en eau sont l’objet de dilapidations dans les pays subsahariens. En impliquant davantage la jeunesse africaine, cela va permettre, d’autant plus que les jeunes aujourd’hui représentent près de 70% de la pyramide du Moore, de pouvoir préserver l’eau comme étant un droit universel”.
Aboudrahmane Coulibaly, Economiste – Mali
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de réalisation de l’Objectif de développement durable n°6 (ODD 6), qui vise à garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030. À travers ce programme, l’Afrique affirme sa volonté de bâtir une gouvernance de l’eau plus résiliente et solidaire, en misant sur la formation et le leadership de sa jeunesse.



