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Afrique – ZLECAf : enjeu pour impulser les échanges intra-africains de 81%

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) représente une opportunité majeure de transformation économique. Pourtant, le commerce intra-africain reste limité par les coûts logistiques, les barrières onn tarifaires, l’accès au financement et la fragmentation des marchés. Selon le Rapport sur l’intégration africaine 2025 de l’Union africaine, les exportations entre pays africains ne représentaient que 15 % du total des exportations du continent en 2023, contre plus de 60 % dans l’Union européenne.

Malgré un potentiel immense, le cadre juridique de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF) ne suffit pas. Pour en tirer pleinement profit, les économies africaines doivent impérativement renforcer leur production, leur compétitivité et leurs chaînes de valeur transfrontalières. La réussite de ce projet repose sur quatre leviers clés : le financement, l’accès à l’information, la confiance mutuelle et l’harmonisation des normes. Selon les projections de la Banque mondiale, une mise en œuvre complète de cet accord pourrait augmenter les revenus du continent de 7 % à l’horizon 2035.

“ Alors que nous nous réunissons à l’occasion de ce sommet à un moment crucial du parcours économique de l’Afrique,  la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) représente une opportunité remarquable  de transformer notre paysage commercial.  Cependant, notre succès ne repose pas uniquement sur les accords que nous concluons, mais aussi sur notre capacité collective à produire de manière compétitive, à valoriser nos produits et à faciliter la circulation efficace des biens et des services à travers les frontières.” 

Alain Mbongue , Chef du Cabinet du Président d’Afreximbank – Cameroun 

Malgré les ambitions de la ZLECAf, les lacunes structurelles en matière d’infrastructures, rendent les échanges intra-africains, 50 % plus coûteux que la moyenne mondiale. Pour permettre aux PME de conquérir de nouveaux marchés, il est essentiel d’améliorer l’accès au crédit et de simplifier les procédures douanières. 

“ L’Africa Continental Free Trade a le pouvoir  de transformer des millions de personnes.  Le cadre en lui-même est un excellent document, je pense que le cadre n’est pas un défi. Ce qu’il reste maintenant, c’est comment les membres de l’écosystème et des chaînes de valeur commencent à promouvoir le développement. Nous avons parlé de 3 choses qui freinent notre capacité à le faire à l’échelle continental. La première concerne l’accès au capital et au financement,  la deuxième concerne l’information, la troisième concerne la création d’une confiance. Je vais ajouter une quatrième chose qui concerne les normes et les règles fragmentées  qui s’appliquent au commerce à travers le continent. ”

Roosevelt Ogbonna, Directeur général du Groupe Access Bank – Nigéria 

 Selon les données du Rapport sur l’intégration africaine de 2025, citées lors du Biashara Afrika 2026, les exportations intra-africaines représentaient un peu plus de 15 % du total des exportations africaines en 2023, contre plus de 60 % dans l’Union européenne et 38 % en Asie. Cette différence souligne la fragmentation persistante des marchés africains et la faible intégration de certaines chaînes de valeur régionales.Pour réduire cet écart, l’enjeu est aussi industriel : transformer davantage les matières premières sur place, développer les infrastructures de transport et de logistique, puis favoriser la commercialisation des produits africains d’un pays à l’autre.

“ Le commerce intra-africain demeure aujourd’hui un enjeu. Un rapport sur l’intégration africaine en 2025,  indique qu’en 2023 les exportations intra-africaines représentaient plus de 15% du total des exportations africaines contre plus de 60% dans l’Union Européenne et 38% en Asie. Cette faiblesse observée s’explique par des conflits structurels tels que la fragmentation des marchés africains, l’existence de barrières tarifaires et non tarifaires ou encore la  faible intégration des chaînes de valeurs régionales. ”

Badanam Patoki , Ministre de l’Économie et de la Veille stratégique – Togo 

Le défi de la ZLECAf n’est donc plus seulement de construire un marché commun sur le papier, mais de le rendre opérationnel pour les producteurs, les industriels et les consommateurs. Financer les entreprises, connecter les territoires, harmoniser les normes et transformer les ressources localement : autant de leviers pour faire du commerce intra-africain un moteur d’industrialisation et de souveraineté économique.

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