Algérie : 7 mesures d’urgence adoptées pour réguler le marché

Pour enrayer la hausse injustifiée des prix, le gouvernement algérien agit sur toute la chaîne commerciale. Sur initiative du président Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres du 18 octobre 2026 a adopté sept directives d’application immédiate : régulation des intermédiaires, plafonnement des tarifs, contrôles quotidiens et plateforme numérique, afin de contrer le dérèglement du marché dès son origine.

Afin de lutter contre le renchérissement des produits, le gouvernement algérien intervient sur l’ensemble de la chaîne, du producteur au consommateur. À l’initiative du président Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres s’est réuni dimanche 18 octobre 2026, pour adopter sept directives d’application immédiate. Celles-ci prévoient notamment la régulation des intermédiaires, le plafonnement des tarifs, des contrôles quotidiens ainsi que le déploiement d’une plate-forme numérique. L’objectif global de ce mécanisme est d’identifier rapidement les anomalies afin de contrer le dérèglement du marché dès ses premières manifestations. 

« Aligné sur les directives présidentielles, le projet de loi de finances 2027 vise à renforcer le pouvoir d’achat et juguler l’inflation. Il instaure des mesures de stabilisation des prix et de soutien aux ménages, tout en poursuivant les projets de développement, la promotion du capital humain et la transition numérique. »

Mohammed Lamine Lebbou , Ministre des Finances  – Algérie 

Un texte vise à encadrer strictement les intermédiaires entre producteurs et consommateurs afin de réduire l’écart de prix, illustré par le cas de la tomate achetée 20 DA/kg et revendue 140 DA. Le président a aussi demandé une enquête sur des importateurs de viande accusés de monopolisation et sur les bouchers appliquant les tarifs locaux à la viande importée. L’un des volets gère les excédents agricoles via l’achat et le stockage des surplus locaux par l’État, réinjectés sur le marché dès les premières fluctuations de prix.

“Pour préserver le pouvoir d’achat et maîtriser l’inflation, le gouvernement prévoit de mobiliser des ressources financières importantes pour soutenir les ménages. À cet effet, une enveloppe de 717,7 milliards de dinars algériens serait consacrée au soutien des produits de première nécessité et à la préservation du pouvoir d’achat.”

Mohammed Lamine Lebbou , Ministre des Finances  – Algérie 

Le FMI prévoit un taux d’inflation moyen de 5,5 % en Algérie pour 2026.Ces sept dispositions visent à s’attaquer directement aux leviers des flambées de prix injustifiées, qualifiées de « crime contre le peuple » par le président Tebboune. Elles ambitionnent d’intensifier la régulation des marchés pour protéger le pouvoir d’achat face à la spéculation.

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