En Angola, les autorités durcissent le ton face à la montée du vandalisme et de l’exploitation minière illégale. Réuni autour du président João Lourenço, le gouvernement a annoncé une série de mesures urgentes, entre renforcement du cadre légal et actions sur le terrain. Objectif : protéger les infrastructures publiques et reprendre le contrôle des ressources nationales.
En Angola, les autorités haussent le ton face à la recrudescence du vandalisme et à l’essor de l’exploitation minière illégale. Le gouvernement a décidé le 3 avril 2026, de renforcer son arsenal législatif et opérationnel pour endiguer ces phénomènes jugés préoccupants. À l’issue d’une rencontre avec les gouverneurs des 21 provinces, le ministre d’État, Francisco Furtado, a annoncé la transmission en urgence au Parlement d’un nouveau projet de loi sur le vandalisme. Un texte destiné à combler les failles juridiques, après l’invalidation de la précédente législation par la Cour constitutionnelle en 2024.
“Il est nécessaire de s’engager davantage dans l’éducation au sein des communautés. Aussi sensibiliser la population afin qu’il dénonce ses pratiques et surtout qu’elle comprenne les besoins des gouvernements et administrations locales.”
FRANCISCO FURTADO, Ministre d’État – Angola
Sur le terrain, plusieurs mesures concrètes ont déjà été engagées. Plus de 1 600 stations de pesage ont été fermées, accusées de favoriser les actes de sabotage, notamment contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques. Le gouvernement appelle également à une mobilisation accrue des communautés locales, à travers des campagnes de sensibilisation et un meilleur signalement des actes criminels. Parallèlement, l’exploitation minière illégale continue de s’étendre, notamment dans les régions riches en or et en diamants. Une activité aux conséquences multiples : risques sanitaires, propagation de maladies comme le choléra, mais aussi accidents mortels liés à des glissements de terrain.
“Autrefois, c’était seulement l’extraction de diamant. Mais l’exploitation minière illégale est devenu pratiquement généralisé dans plusieurs municipalités à travers le pays et avec de graves conséquences, car outre quelques sites d’extraction d’or comme dans la région de Cuvelai, dans la province de Cunene et dans la région de la commune de Dong dans la province de Huila, et dans deux zones d’extraction d’or, les sites sont devenus comme des foyers de propagation de choléra.”
FRANCISCO FURTADO, Ministre d’État – Angola
Face à ces défis, le gouvernement angolais affiche sa détermination : restaurer l’autorité de l’État et protéger les ressources nationales, dans un contexte de pression croissante sur les infrastructures et l’environnement.



