Lancée en 2021 par la NBA en partenariat avec la FIBA, la Basketball Africa League (BAL) aborde en 2026 sa sixième saison. En six saisons, la compétition s’est imposée comme un outil de développement du basketball africain à travers la professionnalisation, la visibilité internationale et l’attractivité économique.
Alors qu’est lancée la sixième saison, la Basketball Africa League conserve un format structuré autour de conférences régionales et d’une phase finale réunissant 12 clubs de 12 pays africains. La compétition est diffusée dans 214 pays et en 17 langues, avec plus de 250 professionnels des médias accrédités. Son organisation s’appuie sur des standards inspirés de la NBA, incluant infrastructures modernisées, production audiovisuelle et exigences contractuelles. Les clubs doivent proposer des contrats professionnels avec une rémunération minimale d’environ 1 200 euros mensuels, tandis que la ligue accorde des subventions pouvant atteindre 70 000 dollars par équipe.
Le standard est très élevé, la NBA n’a rien fait au rabais. En termes d’organisation et d’infrastructures, la BAL se situe à un niveau rarement atteint sur le continent.
Matar Bâ, Ancien ministre des Sports du Sénégal
La Basketball Africa League accroît la visibilité et la mobilité des joueurs africains. Le parcours de Jean-Jacques Boissy, vainqueur et MVP de la saison 5 avec Al Ahly Tripoli, en est une illustration : après un passage en Europe, il a rejoint un club engagé en BAL, utilisant la compétition comme vitrine. La ligue attire aussi des joueurs d’autres continents, contribuant à l’élévation du niveau. Elle constitue une passerelle vers des ligues internationales, dont la NBA et sa ligue de développement.
Ce tournoi offre une visibilité inespérée pour les joueurs africains. Aujourd’hui, évoluer en BAL permet d’être vu par des recruteurs du monde entier et d’accéder à de nouvelles opportunités de carrière.
Babacar Ndiaye, Président de la Fédération sénégalaise de basket – Sénégal
Sur le plan économique et structurel, la BAL attire des investissements, stimule les partenariats le cas avec Afreximbank, et encourage la construction d’infrastructures sportives modernes, notamment au Rwanda, au Sénégal et en Afrique du Sud. Elle s’appuie aussi sur des programmes de formation comme la NBA Academy Africa et Basketball Without Borders. Selon Amadou Gallo Fall, la ligue combine développement sportif et impact social, notamment auprès des jeunes, dans une stratégie globale portée par la NBA sur le continent.