Face aux tensions observées dans la distribution des produits pétroliers, le gouvernement béninois accorde 48 heures aux opérateurs pour normaliser l’approvisionnement des stations-service. Cette situation intervient alors que la consommation nationale est estimée à 2,5 millions de litres par jour, entraînant une pression accrue sur le circuit officiel et de longues files d’attente chez les distributeurs.
Au Bénin, le gouvernement a accordé le 14 octobre 2026, un délai de 48 heures aux distributeurs de produits pétroliers et aux gestionnaires de stations-service pour normaliser l’approvisionnement en carburant sur l’ensemble du territoire, face aux longues files d’attente et aux ruptures de stock signalées, notamment dans le nord du pays. Cette tension s’explique en partie par une hausse exceptionnelle de la demande dans le circuit officiel.
Les prix sont un peu plus élevés que dans les stations. C’est pour ça. Souvent d’autres fûts pour venir dans les stations. Par exemple, chez nous, on voit ça à sept cent vingt cinq, les sont déjà, à huit cents, elles sont quinze, On va faire quelque chose. Donc là, on augmente nos augmentations de prix chez les croyants et dans les stations de prière baisse. Non, il n’y a pas une sorte de théorie, c’est la demande qui est un peu plus forte.
Hamzat Abissi, Vendeur
Depuis le début du mois d’octobre, la consommation nationale atteint environ 2,5 millions de litres par jour, dont quelque 270 000 litres distribués habituellement dans les stations-service, contre plus de 2 millions de litres écoulés quotidiennement dans le secteur informel. Avec le report des consommateurs vers les stations agréées, les volumes d’approvisionnement de ces dernières sont passés à plus de 600 000 litres par jour, soit plus du double du niveau habituel.
Sinon, avant on prenait neuf mille, ça fait trois quatre jours, mais maintenant quand on prend les neuf mille, après vingt-quatre heures, c’est déjà terminé. C’est la demande qui est le. Plus sacré, énormément des pertes de temps. Du coup on ne peut que faire avec. Mais tout ce qu’on peut dire c’est que la. Que le gouvernement puisse vraiment se pencher de ce côté, pourquoi pas subventionner des produits pour alléger la tâche aux promoteurs de produits pétroliers et qu’il y ait du produit quand même dans tout le territoire national.
Carlos Atherey, Consommateur
Pour faire face à cette pression, les autorités ont demandé aux opérateurs de mobiliser davantage de camions-citernes et de réapprovisionner les stations en fonction de la demande. L’État entend également accélérer les formalités administratives pour faciliter le transport des hydrocarbures et renforcer les contrôles contre les détournements présumés de carburant vers le marché noir.



