Au Bénin, le gouvernement met fin aux importations de poulet et d’œufs congelés. Une décision qui vise à relancer la production nationale et réduire la dépendance alimentaire du pays. Avant cette mesure, plus de 100 000 tonnes de poulet congelé, soit près de 42,5 millions de dollars, étaient importées chaque année. Les autorités espèrent ainsi créer de nouveaux emplois, renforcer la compétitivité des producteurs locaux et transformer cette dépendance historique en une réelle opportunité économique et sociale pour le pays.
Au Bénin, le gouvernement a décidé de mettre fin aux importations de poulet et d’œufs congelés, une mesure qui devait initialement entrer en vigueur fin 2024. Cette décision s’inscrit dans une politique visant à stimuler la production nationale et à réduire la dépendance alimentaire du pays. Les autorités veulent ainsi offrir un nouvel élan à l’aviculture locale et encourager les producteurs à investir dans des infrastructures modernes pour répondre à la demande nationale.
Des structures de production de poussins d’un jour ont commencé à se mettre en place. Des chaînes de production d’aliment de volaille se mettre en place. Le gouvernement a facilité tout cela pour que nous soyons autonome et indépendant sur la question. À défaut qu’on aurait pas suffisamment de poussins d’un jour, nous allons importer, mais la production se fera localement avec des matières premières que notre agriculture a eu à produire.
GASTON DOSSOUHOUI, Ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche
Avant cette interdiction, le pays importait plus de 100 000 tonnes de poulet congelé par an, pour une valeur estimée à plus de 38,7 milliards FCFA soit environ 42,5 millions de dollars. Selon les experts, cette stratégie présente plusieurs avantages pour le pays, notamment favoriser la création d’emplois, en particulier dans les filières avicoles et de transformation. En parallèle, la mesure devrait renforcer la compétitivité des producteurs locaux, qui devront produire davantage et respecter des normes de qualité plus strictes, préparant ainsi le terrain à une éventuelle exportation vers les pays voisins.
Le besoin est créé et les acteurs se mettent au travail. Les premiers moments peuvent flotter un tout petit peu, mais si le marché est demandeur et que nous mettons en place des centres d’abattage de volailles et des centres de distribution de volailles, il n’y a plus rien à faire, le marché sera alimenté.
GASTON DOSSOUHOUI, Ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche
Avec cette initiative, le pays d’Afrique de l’Ouest entend donc transformer une dépendance historique en une opportunité économique et sociale, renforçant à la fois son autonomie alimentaire et le développement durable de ses filières agricoles.



