À peine quelques mois après le retrait du Mouvement Populaire de Libération (MPL), la Grande Solidarité Républicaine (GSR) a décidé de quitter le Cadre de concertation des forces de l’opposition au Bénin. Créé pour coordonner les partis face aux élections législatives de 2026, ce cadre se retrouve fragilisé par des divergences internes. Le départ du GSR met en lumière les tensions au sein de l’opposition et interroge sur l’avenir des alliances politiques à quelques semaines de la présidentielle d’avril.
Quelques mois après le départ du Mouvement Populaire de Libération (MPL) en septembre 2025, c’est au tour du parti Grande Solidarité Républicaine (GSR) du Bénin de se retirer du Cadre de concertation des forces de l’opposition. Le 3 mars 2026, le leader de la GSR, Antoine Guédou, a dénoncé des dysfonctionnements persistants, la violation des textes régissant le cadre et l’absence d’accord politique clair avec les autres partis.
“C’est une situation normale, dans la mesure où l’approche des élections aiguise les appétits. Chaque parti souhaite s’assurer la part du lion, tout en sachant que, si les ressources devaient être partagées équitablement entre tous à raison de 50-50 chacun ne récupérerait qu’une portion modeste”.
Togoata Apedo AMAH, Enseignant-chercheur – Togo
Créé en novembre 2024, ce cadre regroupait plusieurs partis, dont la Nouvelle Force Nationale (NFN), le MPL et la GSR, pour coordonner l’action de l’opposition face aux élections législatives. Ce départ survient après des élections législatives du 11 janvier 2026 dominées par les partis soutenant le président sortant Patrice Talon, laissant l’opposition sans représentation parlementaire.
“Il n’y a pas de moralité, il n’y a pas de principe, bon c’est n’importe quoi, et c’est malheureux, c’est un peu l’image de l’Afrique, c’est l’ère de la démocratisation, c’est une éternelle transition, qui va de fragilité en fragilité”.
Togoata Apedo AMAH, Enseignant-chercheur – Togo
Le départ de la GSR de la plateforme reflète les tensions croissantes au sein de l’opposition béninoise. Les prochaines semaines permettront de savoir si d’autres formations maintiendront leur participation ou si une nouvelle alliance se formera à l’approche des élections présidentielles prévues le 12 avril.



