À Ouagadougou, la capitale vibre au rythme de l’artisanat d’art avec la tenue du SIAO 2026. Plus qu’un simple marché, c’est une véritable immersion culturelle qui s’offre aux 800 000 visiteurs et 6 000 exposants venus de 30 pays. Entre vuvuzelas, parfums de grillades et pavillons survoltés, l’ambiance y est tout simplement électrique cette année. Reportage de notre correspondant à Ouagadougou.
Ouagadougou est du 30 octobre au 8 novembre 2026, le centre de gravité de la créativité du continent. Pour cette 18ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat, l’effervescence est immédiate . Plus de 6 000 exposants venus de 30 pays ont dressé leurs stands pour fluidifier l’expérience des 800 000 visiteurs attendus. Ce rendez-vous incontournable rassemble créateurs et passionnés dans une effervescence exceptionnelle, alliant génie artistique et festivités populaires. Les espaces d’exposition ne désemplissent pas, arpentés par des décuries de curieux et d’acheteurs venus d’ici et d’ailleurs.
J‘ai beaucoup aimé l’engouement des manifestations. C’était beau, extraordinaire comme on peut le dire. C’est vraiment bien. Donc j’ai beaucoup aimé. Ça me fait plaisir d’être parmi les participants du SIAO.
Habiba YAHYA, Visiteuse – Niger
À la tombée de la nuit, le public investit massivement les aires de restauration, révélant une autre facette de l’événement. Véritable carrefour d’échanges et de partages, ces stands gourmands rassemblent les différentes délégations autour de spécialités culinaires typiques.
Si vous voyez quelque chose de joli, vous aimez l’acheter. Surtout l’artwork, votre hall, votre véranda, votre corridor. Venez, les prix sont très abordables. Merci beaucoup.
Anthony Adjei Boateng, Artiste peintre – Ghana
On estime le volume des transactions commerciales directes et indirectes à plusieurs milliards de francs CFA sur les dix jours face à un secteur de l’artisanat occupant environ 2 millions de personnes soit près 30% de la population active et d’une contribution à environ 30% du PIB. Le SIAO 2026 s’impose une nouvelle fois comme le symbole d’une Afrique résiliente résolument tournée vers l’entrepreneuriat et l’industrialisation.



