Le choc est brutal, la déception profonde. Après un match intense, les Étalons ont concédé la défaite en huitièmes de finale de la CAN 2025 face à la Côte d’Ivoire (0-3) le 6 janvier à Marrakech, au stade Ouahat Sidi Brahim. Entre frustration tactique et tristesse des supporters, comment le Burkina Faso vit-il ce coup d’arrêt ? Retour sur une soirée où le destin n’était pas en faveur du Onze national Burkinabè.
Le rêve s’est brisé sur le rectangle vert. Après 90 minutes de combat acharné, les Étalons ont dû s’incliner. Le coup de sifflet final a sonné comme un couperet dans tout le Burkina Faso. Ce soir, le galop héroïque de l’équipe nationale a été stoppé, laissant place à une immense déception à la mesure des espoirs suscités.
“On n’a pas joué au ballon. Regardez les joueurs, regardez la population même Beaucoup de gens ont payé des maillots à 15 000 sans donner 1000 francs même à la maison .À cause de vous là-bas. vous êtes des joueurs, vous devez donner à la population la dignité de regarder ballon. Moi, en tout cas, je suis pas content. ’’
Abdoul Aziz OUEDRAOGO, Supporter des Étalons – Burkina Faso
Dans les rues de Ouagadougou, l’ambiance électrique a laissé place à une analyse amère. Mais pour la famille Ouédraogo c’est un match de fraternité.
“Je ne suis pas content, je suis mal à l’aise, parce qu’on n’a pas gagné, mais comme c’est des pays voisins, des pays frères Vraiment, ça ne me gêne pas.’’
David OUEDRAOGO, Supporter des Étalons – Burkina Faso
“Vraiment, c’était une joie, mais aussi un peu peiné, hein. Ah oui. Parce que je suis dans le pays de mon mari. Il ne faut pas trop manifester la joie aussi comme ça.’’
Marie Paule OUEDRAOGO/GEROYOU, Supporter des Éléphants – Côte d’Ivoire
Une défaite est une leçon, pas une fin en soi. Ce soir, le Burkina Faso a mal, mais le pays de l’intégrité sait que la chute fait partie de l’apprentissage du succès. Les Étalons devront tirer les enseignements de cet échec pour revenir plus forts. Car ici, au Burkina Faso, on ne s’arrête jamais de galoper.