L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté à l’unanimité une réforme majeure du calendrier des jours fériés. Destinée à réduire les coûts pour l’État et optimiser le temps de travail, cette loi ramène le nombre de jours chômés et payés de 15 à 11, tout en transformant certaines dates historiques en journées de commémoration. Selon le gouvernement, cette mesure pourrait permettre d’économiser près de 17 milliards de francs CFA par an, tout en préservant la mémoire nationale.
L’Assemblée législative du Burkina Faso a adopté à l’unanimité ce vendredi 9 janvier 2026 une loi réformant le calendrier des jours fériés. Cette mesure vise à réduire les coûts pour l’État et à rationaliser le temps de travail. Selon le gouvernement, la réforme devrait générer des recettes d’environ 16,88 milliards de francs CFA par an.
Lorsqu’une fête tombe un jour ouvrable, est-ce que le lendemain est chômé ? Le lendemain reste ouvert. Donc nous pensons que si une fête tombe un dimanche, c’est le même phénomène qui se répète. Il s’agit, comme le disait tout à l’heure M. le Président, de bien modérer votre consommation de ce jour.
Mathias Traoré, Ministre de la Fonction publique et du Travail
Le texte distingue désormais les jours chômés et rémunérés, au nombre de 11, des journées de commémoration et de recueillement, qui ne donnent plus droit à un repos payé. Avant cette réforme, le Burkina Faso comptait 15 jours fériés chômés et rémunérés. pamis les dates retenues figurent le 1er janvier (Jour de l’An), le 8 mars (Journée internationale des droits de la femme), le 1er mai (Fête du Travail) ainsi que les principales fêtes religieuses telles que l’Aïd el-Adha et Noël.
“Nous avons également les fiches de poste qui sont aujourd’hui décrites et dont la mise en œuvre est en cours dans pas mal de ministères et institutions qui nous permettent de savoir exactement qui fait quoi.
Mathias Traoré, Ministre de la Fonction publique et du Travail
Selon le gouvernement cette réforme devrait permettre d’assurer une meilleure continuité des services publics, augmenter le temps de travail effectif et améliorer la performance de l’administration et de réaffirmer la mémoire historique sans alourdir la facture des jours chômés.



