Cameroun : 40% des entreprises face au coût d’intrants

Au Cameroun, l’amélioration du climat des affaires reste un défi majeur pour stimuler l’investissement et accélérer l’industrialisation. À Douala, la douzième édition du Cameroon Business Forum réunit le gouvernement et le secteur privé autour des réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité des entreprises et permettre au pays de mieux tirer profit de la Zone de libre-échange continentale africaine. Entre contraintes fiscales, coût de l’énergie et attentes des opérateurs économiques, quels leviers pour transformer les engagements en résultats concrets ?

À Douala, la douzième édition du Cameroon Business Forum a placé le renforcement du climat des affaires au cœur des échanges. Ouverte le 22 octobre 2026 sous la présidence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, cette rencontre de deux jours placée sous le thème : « ZLECAf et transformation productive : quelles réformes pour faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur en Afrique ? » a mis en exergue la levée des obstacles à l’investissement, l’amélioration de la compétitivité des entreprises et la transformation des recommandations en réformes concrètes. 

 À la demande du secteur privé, une attention particulière sera accordée à la réforme du cadre du dialogue public-privé au Cameroun. Notre objectif commun est de mettre en place un dialogue plus régulier, mieux structuré et davantage orienté vers la mise en œuvre et le suivi effectif des décisions arrêtées ensemble.

JOSEPH DION NGUTE, Premier ministre

Sur le terrain, les entreprises restent confrontées à plusieurs contraintes : la pression fiscale, la hausse des prix des fournisseurs, le coût élevé de l’énergie et les difficultés de recouvrement des créances. Autant de facteurs qui alourdissent les coûts de production et réduisent leur capacité à affronter la concurrence.

66 % des entreprises interrogées signalent la hausse des prix de leurs fournisseurs. 63,5 % évoquent le poids de la fiscalité, 45 % le coût élevé de l’énergie, 40 % celui des principaux intrants importés et 33,5 % les difficultés liées au recouvrement des créances. Ces contraintes pèsent sur nos coûts de production et limitent notre capacité à soutenir la concurrence, notamment dans le cadre de la ZLECAf.

CHRISTOPHE EKEN, Président de la Chambre de commerce, d’industrie et de l’Artisanat

Face à ces défis, l’industrialisation, dont la Valeur ajoutée manufacturière représente environ 14% du PIB, apparaît comme un levier majeur de développement à travers l’accélération des investissements dans l’énergie, les infrastructures et les zones industrielles, mais aussi pour une meilleure exploitation des opportunités offertes par la ZLECAF.  Au terme de ces deux jours, les attentes portent sur des réformes ciblées, des engagements précis et un suivi effectif des décisions. L’objectif : bâtir un environnement plus favorable aux entreprises, attirer les investissements et renforcer la place du Cameroun dans les échanges commerciaux africains.


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