Quarante-quatre ans après l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais regarde également vers l’avenir. À l’occasion de cet anniversaire, le parti au pouvoir affiche ses ambitions de continuité et de mobilisation, tout en mettant en avant la place des jeunes et des femmes dans ses perspectives politiques. Entre transmission générationnelle, renouvellement des cadres et préparation des prochaines échéances électorales, les perspectives d’avenir du RDPC mettent en lumière plusieurs défis majeurs.
Du 6 novembre 1982 au 6 novembre 2026, quarante-quatre années de présidence de Paul Biya ont été célébrées le 6 Novembre 2026 sur l’ensemble du territoire Camerounais et en particulier à la Délégation Permanente Départementale du Comité Central du RDPC pour le Mfoundi. Les activités ont été coordonnées par le Chef de délégation, le Pr. Laurent Serge Etoundi Ngoa au sein des 07 sections du Mfoundi. Une célébration qui inscrit le Renouveau dans une séquence majeure de l’histoire institutionnelle du Cameroun. Mais au-delà de la commémoration, l’enjeu est désormais celui de l’avenir. Pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, la continuité politique doit également s’accompagner d’une capacité d’adaptation aux mutations de la société.
« S’agissant des élections législatives et municipales qui sont annoncées, ce n’est pas un secret de vous dire que le comité central du RDPC nous a donné un certain nombre d’instructions que nous sommes en train d’implémenter sur le terrain actuellement. Le travail que nous avons à faire, c’est un travail de mobilisation et d’apaisement dans nos rangs. Notre devoir, c’est d’instaurer un climat d’apaisement pour que nous puissions ensemble lutter contre l’adversaire. »
Essono Lin, Président de la section RDPC Mfoundi 4 – Cameroun
Un défi de terrain qui place particulièrement la jeunesse au centre des perspectives du parti du flambeau. Dans un environnement politique marqué par les aspirations croissantes au renouvellement générationnel, le RDPC entend s’appuyer sur la force de ses jeunes militants pour assurer la transmission de son projet politique. Les cadres locaux rappellent à cet effet les attentes placées en cette nouvelle génération.
« Vous êtes dotés d’intelligence, vous savez transcender, vous savez trier du vrai du faux, vous savez être responsable, vous savez désormais vous assumer. Je ne voudrais pas dire davantage dessus, je voudrais tout simplement dire que le RDPC compte sur vous. Et le RDPC va davantage compter sur vous pour ces élections à venir. Parce que vous avez la force des jambes, vous avez la force de la tête et vous avez la force du nombre. »
Yoki Onana, Président de la section RDPC Mfoundi 6 – Cameroun
Autre levier de cette projection politique vers l’avenir : la participation féminine. Longtemps mobilisées au premier plan dans les structures militantes, les femmes revendiquent également une place de choix dans les espaces de décision. Leur représentativité, leur autonomisation financière et leur accès direct aux responsabilités constituent ainsi des enjeux majeurs pour l’évolution structurelle de la formation politique.
«Nous sommes dans la joie parce que ça fait aussi 44 ans de paix, 44 ans de stabilité. Merci beaucoup. La femme doit pouvoir s’impliquer davantage. Et je crois que vous l’avez bien vu, ce sont les femmes qui votent massivement pour le président Paul Biya. Donc il faut que ces femmes jouent un rôle essentiel dans les municipales et dans les législatives. »
Ngono Mballa, Présidente de la section OFRDPC Mfoundi 4 – Cameroun
Quarante-quatre ans après le début du Renouveau, l’avenir du projet politique se joue aussi dans sa capacité à intégrer les attentes d’une société camerounaise en constante mutation. À l’approche des prochaines élections législatives et municipales annoncées par le parti pour 2027, la question du renouvellement des acteurs, de la mobilisation des bases et de la traduction des engagements en actions concrètes demeure centrale. Pour le RDPC, les prochaines années constituent ainsi un nouveau test : celui de sa capacité à conjuguer héritage politique, adaptation et aspirations pour les nouvelles générations.



