Centrafrique : 13 millions de victimes liées au climat en 2025

Le développement et la sécurité ne peuvent, selon le président centrafricain, être dissociés. Devant la 81ème Assemblée générale des Nations unies, Faustin-Archange Touadéra a appelé à ne pas sacrifier les investissements dans les secteurs essentiels. Il a également porté les préoccupations de la Centrafrique sur le financement climatique et la préservation du bassin du Congo.

En Centrafrique, pour le chef de l’État , les décisions prises loin des zones de crise peuvent avoir des conséquences très concrètes sur le terrain. Il établit un lien direct entre le financement du développement, la stabilité et la sécurité. Santé, éducation, infrastructures, énergie ou encore emploi des jeunes sont ainsi présentés comme des éléments de consolidation de la paix. Une approche qui place le développement au cœur de la réponse aux fragilités.

“ Chaque coupe budgétaire décidée à New York ou dans une capitale lointaine se traduit sur le terrain par un espace laissé au groupe armé. Le piège est cruel : un pays fragile a besoin de paix pour se développer et de développement pour se stabiliser. Quand la santé, l’éducation, les routes, l’énergie et l’emploi des jeunes passent au second plan, ce ne sont pas seulement les Objectifs de développement durable qui s’éloignent, c’est la paix elle-même qui se fragilise.”

FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA, Président de la République  – Centrafrique

Autre volet de son intervention : le changement climatique. Pour Bangui, la question environnementale est désormais directement liée à celle de la sécurité. Le président centrafricain entend notamment porter cette position à la COP 31, prévue à Antalya en novembre. Trois priorités sont mises en avant : rendre opérationnel le financement destiné aux pertes et dommages, renforcer les financements consacrés à l’adaptation et mieux valoriser les services environnementaux rendus par les pays du bassin du Congo. 

“ Il n’y a pas de sécurité durable sans sécurité climatique, ni de sécurité climatique sans justice climatique. Mon pays portera à la 31e Conférence des Parties à Antalya, en Turquie, trois exigences : que le Fonds pour les pertes et dommages devienne pleinement opérationnel et accessible ; que le financement de l’adaptation cesse d’être le parent pauvre de la finance climatique ; et que les pays du bassin du Congo, deuxième poumon forestier de la planète, soient enfin rémunérés à la juste valeur du service qu’ils rendent à l’humanité en préservant leurs écosystèmes.”

FAUSTIN-ARCHANGE TOUADÉRA, Président de la République  – Centrafrique

À travers ce plaidoyer,
À New York, le président centrafricain a ainsi défendu une même logique : pour les pays fragiles, la paix, le développement et la sécurité climatique restent étroitement liés.

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