En Afrique, la sécurité alimentaire passe aussi par la formation et la valorisation des productions locales. En République centrafricaine, un programme soutenu par la Francophonie mise sur les compétences professionnelles pour développer le secteur agricole. À Bangui et à Mbaïki, plusieurs bénéficiaires viennent de recevoir leurs certificats.
Produire, transformer et commercialiser : trois étapes essentielles au développement d’une économie agricole. En Centrafrique, le partenariat entre l‘Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation et l’Organisation internationale de la Francophonie entend renforcer les compétences dans ces différents domaines.
“ Aujourd’hui, nous avons reçu nos parchemins après cette formation de méthodologues en ingénierie de l’APC. Cela va nous permettre de revoir les référentiels de formation à l’ACFPE et de contribuer au développement socioprofessionnel des jeunes en Centrafrique.”
GHISLAIN BATEWA, Lauréat de la formation en ingénierie de l’APC – Centrafrique
Au total, 25 méthodologues ont été formées, dont 18 récipiendaires. À Bangui, 25 autres ont également suivi une formation en maraîchage extensif connecté, avec un système d’irrigation goutte-à-goutte. À Mbaïki, 25 autres apprenants sont également concernés par cette initiative.
“ Nous avons formé 25 méthodologues et enregistré 18 récipiendaires. Nous avons également formé 25 apprentis à Bangui en culture maraîchère extensive connectée, avec un système d’irrigation goutte-à-goutte. Aujourd’hui, nous sommes à Mbaïki pour remettre les certificats à 25 autres apprenants. ”
RENÉE-MICHÈLE BIMBO, Directrice générale de l’ACFPE – Centrafrique
Face à une agriculture largement traditionnelle de 75,4% et une mécanisation (tracteurs ou motoculteurs) encore marginale environ 0,4 % à 0,5 %, l’accès aux équipements, aux financements et aux débouchés commerciaux reste déterminant pour permettre à ces jeunes de transformer leurs compétences en activités productives et génératrices de revenus.
Le secteur agricole centrafricain représentant entre 45% et 53% du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, un taux de sous-emploi estimé à 62%, à travers cette initiative qui mise sur les compétences pour faire évoluer le secteur, reste désormais à transformer ces certifications en emplois et en activités économiques durables.
“ Le gouvernement demeure pleinement engagé à poursuivre les efforts visant à favoriser l’accès à l’emploi et à l’auto-emploi des jeunes formés.”
ANNIE MICHELLE MOUANGA, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale – Centrafrique



