Centrafrique – Résultats de la présidentielle : des opposants concèdent leur défaite

En Centrafrique, l’après-présidentielle de 2025 marque l’ouverture d’une nouvelle séquence politique. Entre reconnaissance du verdict, attentes sociales et contestation institutionnelle, les réactions des candidats dessinent les lignes de force du moment.

Après la proclamation des résultats provisoires donnant Faustin-Archange Touadéra vainqueur avec plus de 76 % des suffrages, plusieurs candidats à la présidentielle ont pris position. Pour Eddy Symphorien Pkarekouti, l’essentiel reste l’acceptation du choix des urnes, au nom de la stabilité nationale.

Le président Touadera a gagné, il a gagné 76 %. C’est la victoire. Il faut que nous cédions tous à cette victoire. C’est ça la démocratie : avoir le courage de dire oui, j’ai perdu, et dire que mon adversaire a gagné. On ne doit pas se servir des irrégularités pour créer des problèmes.

Eddy Symphorien Pkarekouti, Candidat malheureux à la présidentielle

Une lecture assumée du scrutin, qui privilégie l’apaisement et la responsabilité politique dans un contexte post-électoral sensible. Même reconnaissance du résultat du côté d’Aristide Briand Reboas, mais avec un accent mis sur les attentes concrètes de la population.

Le peuple centrafricain demande avec insistance que les choses continuent dans une accélération, avec l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, mais avec des acteurs capables d’agir dans la proactivité pour relever le niveau déplorable de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Aristide Briand Reboas, Candidat malheureux à la présidentielle

Un message tourné vers l’action, qui replace le débat sur les priorités sociales du prochain quinquennat. À l’inverse, Anicet Georges Dologuélé adopte une position différente. Le président de l’URCA a officiellement indiqué ne pas reconnaître le verdict proclamé par l’Autorité nationale des élections, pointant des irrégularités dans le processus. Toutefois, il exclut toute logique de confrontation et renvoie la suite de la procédure aux institutions compétentes.

Le responsable que je suis doit attendre que le Conseil constitutionnel fasse son travail. Je ne fais pas de chantage. Nous nous respectons dans ce pays, et c’est une institution.

Anicet Georges Dologuele, Candidat malheureux à la présidentielle

Entre acceptation du résultat, exigences de gouvernance et contestation encadrée par le droit, la Centrafrique entre dans une phase décisive de son cycle politique post-électoral.

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