Congo : impact des prix alimentaires sur les ménages

Au Congo, la hausse des prix alimentaires constitue aujourd’hui l’un des principaux défis du quotidien. À l’échelle nationale, le Comité national économique et financier du Congo prévoit un taux annuel moyen de 2,7 % à fin décembre 2025, un niveau inférieur au seuil de convergence de 3,0 % fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

En dépit d’une inflation jugée globalement maîtrisée par les indicateurs macroéconomiques en République du Congo avec des projections de 3 % par le FMI sur 2022-2026 et une estimation de 2,7 % par le Comité national économique et financier du Congo à fin 2025, la hausse des prix alimentaires persiste comme un défi majeur. Par conséquent, la situation réelle des ménages apparaît plus difficile, ces derniers subissant fortement la pression sur leur pouvoir d’achat.

Sous une pression de hausse constante des prix, l’État est obligé d’intervenir de façon assez régulière pour réduire la pression d’inflation sur ses produits alimentaires de base. Sans une industrie locale ou une volonté de production nationale du riz, du sucre et autres produits de base, le Congo perd beaucoup d’argent dans l’importation des produits alimentaires.

Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique

L’apparente stabilisation économique, résultant du ralentissement de la demande intérieure et d’une diminution partielle des coûts d’approvisionnement, ne correspond pas à la réalité sur le terrain. Les prix des denrées de base tels que le riz, l’huile, la farine, la viande et le poisson ont en effet fortement progressé, un phénomène amplifié par les perturbations électriques qui augmentent les frais de stockage, de transformation et de distribution.

 Les perturbations électriques et la non disponibilité d’un courant de qualité et à des coûts compétitifs plombent systématiquement la production industrielle et les intentions de production industrielle.

Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique

Pour les ménages modestes du Congo, dont le budget est largement consacré à l’alimentation, l’augmentation des prix réduit leur marge de manœuvre pour financer des dépenses indispensables liées au logement, à la santé, et à l’éducation. De ce point de vue, les autorités qui seront issues de l’élection présidentielle du 15 mars devront impérativement stabiliser l’économie, respecter les normes régionales d’inflation et préserver le pouvoir d’achat de la population.

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