La diversification de l’économie congolaise se concrétise avec les Zones Économiques Spéciales (ZES). Cette initiative stratégique du gouvernement congolais est destinée à réduire la dépendance au pétrole, qui représente 42 % du PIB et 80 % des exportations. Avec plus de 75 % de la population active dans le secteur informel et un taux d’emploi de seulement 54 %, les ZES visent à développer des activités hors hydrocarbures et à créer des emplois formels grâce à des infrastructures adaptées aux investisseurs
“ Le développement des zones économiques spéciales procède de la nécessité de doter le Congo de manière cohérente, de projets structurants qui constituent l’ossature du Plan national de développement.”
Denis Sassou-Nguesso, Président de la République – Congo
Quatre Zones Économiques Spéciales sont actuellement opérationnelles au Congo. La ZES d’Oyo/Ollombo, qui s’étend sur 760 hectares, est spécialisée dans l’agriculture, l’élevage et le tourisme. Celle de Pointe-Noire, la plus vaste avec 3 150 hectares, est orientée vers l’industrie lourde et la transformation agroalimentaire. À Ouesso, 64 hectares sont consacrés au développement des filières bois, cacao et café. Enfin, la zone de Brazzaville, couvrant 164 hectares, est axée sur la logistique et les énergies renouvelables.
“ C’est la loi vingt quatre deux mille dix sept du neuf juin deux mille dix sept relative à la création des zones économiques spéciales, qui permet l’organisation de ces zones économiques spéciales et qui a aussi trait à leur régime particulier. De cette loi découle un certain nombre d’autres lois, dont une loi aussi que je citerai. C’est plutôt la loi qui crée l’Agence pour la planification, la promotion et le développement des zones économiques spéciales.”
Jean-Marc Thystère Tchicaya , Ministre des Zones économiques spéciales – Congo
Les projets de ZES du gouvernement congolais visent à dynamiser l’emploi, accroître les exportations et consolider l’économie, qui a enregistré une croissance modeste de 2,6 % du PIB réel en 2024 selon la BAD. En avril 2025, le Sénat a adopté une loi modernisant le cadre des ZES pour attirer les investisseurs.



