Les Pays-Bas ont restitué à l’Égypte une sculpture égyptienne vieille de 3 500 ans, après que les autorités ont confirmé que l’objet avait été pillé et exporté illégalement. Cette restitution fait suite à une enquête de plusieurs années, déclenchée par la réapparition de la sculpture lors d’une foire d’art néerlandaise en 2022, illustrant ainsi les efforts internationaux croissants déployés pour lutter contre le trafic illicite du patrimoine culturel.
Les Pays-Bas ont restitué une sculpture égyptienne vieille de 3 500 ans, dont le pillage, probablement lors du Printemps arabe de 2011, a été confirmé. Saisie lors d’une foire d’art néerlandaise en 2022, cette œuvre a été rapatriée suite à une enquête menée en 2025 par la police néerlandaise et l’Inspection du patrimoine culturel, soulignant l’importance de restituer les biens culturels à leur pays d’origine.
« Ces œuvres doivent être exposées en Égypte. C’est une question de dignité et de fierté pour notre pays. Il y a aussi, bien sûr, l’impact sur le tourisme et l’économie. Lorsque des touristes viennent en Égypte pour admirer ces objets, cela a un impact indéniable.»
Emad Magdy Hanna, Ambassadeur aux Pays-Bas – Égypte
Les autorités égyptiennes se sont félicitées de cette restitution, soulignant qu’elle s’inscrit dans le cadre d’efforts plus vastes visant à récupérer les artefacts dérobés illégalement au cours de la dernière décennie. La sculpture sera conservée sous la supervision du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités avant d’être accessible au public.
« Notre politique est de restituer ce qui ne nous appartient pas, et de toujours le rendre au groupe culturel ou au pays légitime. Nous appliquons cette politique au quotidien ; il ne s’agit pas d’une simple aspiration, mais d’un principe qui guide nos actions. »
Gouke Moes, Ministre de l’Éducation, de la Culture et des Sciences – Pays-Bas
Dans le cadre d’un mouvement mondial, les gouvernements et les institutions culturelles rapatrient des objets dont le vol a été avéré. Les autorités soulignent qu’une coopération internationale renforcée, un contrôle plus strict du marché de l’art et une vérification rigoureuse de la provenance sont essentiels pour endiguer le trafic illicite de biens culturels.



