À l’occasion de la 51e session ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement, tenue du 5 au 8 juillet 2026 à Sainte-Lucie, la Communauté caribéenne (CARICOM) a réitéré sa volonté d’accélérer l’intégration régionale. Les pays membres ont réaffirmé leur détermination à consolider leur coopération autour d’axes stratégiques majeurs : la mutation économique, la résilience face au changement climatique, la sécurité énergétique et alimentaire, la protection régionale ainsi que le développement durable, avec l’objectif de bâtir un espace caribéen plus résistant, compétitif et prospère.
La Communauté caribéenne (CARICOM) réaffirme son engagement en faveur d’une intégration régionale plus poussée grâce à un programme commun axé sur la transformation économique, la résilience climatique, la sécurité alimentaire et énergétique, la sécurité régionale et le développement durable. Ces priorités ont été réaffirmées lors de la 51e réunion ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM, qui s’est tenue du 5 au 8 juillet 2026 à Sainte-Lucie.
Afin de respecter leurs engagements en vertu du traité révisé de Chaguaramas, les États membres de la Communauté caribéenne se sont vus dans l’obligation d’employer tous les moyens requis pour harmoniser leurs priorités et consolider leurs alliances. Selon moi, les auteurs de ce traité révisé conçu sur la base de l’accord originel de 1973, n’étaient pas guidés par une conception utopique de l’intégration régionale qui reposerait uniquement sur l’histoire, la culture et des valeurs partagées. C’est pourtant cette approche même qu’ils sont parvenus à concrétiser.
Carla Natalie Barnett, Secrétaire générale de la Communauté des Caraïbes (CARICOM)
Les États membres se sont engagés à renforcer leur coopération afin de bâtir une Caraïbe plus résiliente, compétitive et prospère. Dans cette perspective, la présidence tournante de l’organisation, assumée par le Premier ministre de Sainte-Lucie, Philip J. Pierre, met l’accent sur des avancées stratégiques concrètes, notamment l’accélération du Marché et de l’économie uniques de la CARICOM (CSME), la modernisation des transports, ainsi que la promotion de la transformation numérique régionale. Pour concrétiser le marché unique, l’accent est mis sur l’intégration des capitaux, les paiements transfrontaliers et la stabilité financière. Enfin, un cadre régional et un comité d’experts sur la gouvernance de l’IA ont été créés.
Les dirigeants caribéens ont pris des décisions importantes pour renforcer notre communauté, améliorer la vie de notre peuple et positionner le Caricom pour rencontrer les défis et les opportunités à venir. Aujourd’hui, je suis heureux de partager les résultats clés de nos discussions. Je suis heureux de servir en tant que président de la communauté caribéenne et de souhaiter la bienvenue à mes collègues dirigeants et délégués à cette 51e réunion régulière de la conférence des dirigeants du Caricom, ici à Saint-Lucia.
Philip J. Pierre, Premier ministre – Sainte-Lucie
L’année 2025 s’est imposée comme une période décisive pour la CARICOM, marquée par la mise en œuvre de projets et d’initiatives d’envergure destinés à consolider l’intégration et la coopération à l’échelle régionale. En 2025, les échanges commerciaux de la Communauté caribéenne (CARICOM) restent marqués par l’importance du commerce régional et des services. Les importations de services ont atteint 20,75 milliards de dollars, en baisse de 9 % sur un an. Du côté des marchandises, les dernières données de l’agence de statistiques commerciales de la CARICOM consolidées font état de 2,18 milliards de dollars d’exportations intra-régionales en 2024, en hausse de 5 %.
Pour l’énergie, nous avons procédé à des ajustements et réduit les taxes. Concernant la Barbade, il a été décidé d’appliquer ces prélèvements énergétiques sur la base du coût FOB, excluant ainsi les frais d’assurance et de transport pour ne retenir que la valeur nette des produits. Des subventions sont accordées par ailleurs. Si Trinité-et-Tobago a historiquement pu maintenir ses tarifs énergétiques à un niveau bas, les pays dépendants des importations ne bénéficient pas de cet avantage. Nous avons par conséquent adapté nos taxes sur l’énergie.
Mia Amor Mottley, Première ministre – Barbade
Face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques complexes du XXIᵉ siècle, l’intégration régionale renforcée s’impose résolument comme l’un des piliers stratégiques essentiels pour les États de la Caraïbe. En mutualisant leurs efforts et leurs ressources, les pays caribéens ambitionnent non seulement de mieux préserver leurs intérêts communs et de renforcer leur résilience collective, mais aussi d’affirmer avec plus de poids et d’efficacité leur voix et leur place sur la scène internationale.


