Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a conclu le 12 juillet 2026 une visite officielle de trois jours en France. Ce déplacement a permis de sceller un nouveau partenariat stratégique via la création d’une Commission ministérielle mixte. Cette instance institutionnalise des rencontres annuelles pour renforcer la coopération diplomatique, sécuritaire et économique. La visite vise également à dissiper les tensions passées et à réaffirmer l’axe Paris-Pretoria face aux pressions géopolitiques. Le partenariat s’appuie sur des échanges commerciaux solides, qui ont progressé de 7,7 % en 2025 pour atteindre 2,7 milliards de dollars. Trente entreprises françaises se sont engagées à investir 1,11 milliard d’euros supplémentaires en Afrique du Sud cette année. Enfin, les discussions se projettent vers l’avenir avec une priorité forte accordée à la transition énergétique et au développement durable.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a achevé le 12 juillet 2026 une visite officielle de trois jours en France. Ce déplacement a été marqué par la signature d’un partenariat stratégique créant une Commission ministérielle mixte. Cette nouvelle instance institutionnalise des rencontres annuelles pour pérenniser les relations diplomatiques, sécuritaires et économiques. La visite à Paris et dans la Somme vise notamment à dissiper les malentendus politiques du passé entre les deux nations. Malgré les pressions géopolitiques mondiales, les deux puissances affichent une volonté commune de bâtir un avenir partagé.
“Je dirais que la situation est plutôt positive. Je pense que les représentants français, tout comme ceux de Dirco, sont sincères lorsqu’ils affirment que les relations entre les deux pays sont excellentes. Cependant, comme vous l’avez souligné, une légère zone de tension est apparue récemment. En effet, l’Afrique du Sud fait actuellement face à des mesures punitives de la part des États-Unis. Et bien que le président Macron, lors de sa venue au G20 à Johannesburg, ait invité le président Ramaphosa au G7 dont il allait être l’hôte, les États-Unis en ont malheureusement décidé autrement. “
Oscar van Heerden, Analyste Politique – Afrique du Sud
Pour surmonter ces aléas diplomatiques, les deux nations s’appuient sur un socle économique historique particulièrement robuste. Les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 7,7 % en 2025 pour atteindre environ 2,7 milliards de dollars, portés par un bond spectaculaire de 42,2 % des exportations sud-africaines vers la France. Le volet investissement s’est également enrichi : trente entreprises françaises se sont engagées cette année à injecter environ 1,11 milliard d’euros (20,7 milliards de rands) dans l’économie sud-africaine, s’ajoutant aux 7 milliards de dollars investis depuis 2003.
“Il s’agit du troisième partenaire commercial le plus important au sein de l’Union européenne, l’Allemagne occupant la première place, suivie du Royaume-Uni en deuxième position, et de la France à la troisième place. C’est donc un partenaire stratégique de premier plan pour l’Afrique du Sud. Les échanges se concentrent principalement dans le secteur pharmaceutique ainsi que dans l’approvisionnement en minéraux stratégiques. De notre côté, nous importons ces produits, tandis que la France se procure chez nous des minéraux essentiels tels que le manganèse, le fer et l’or. À cela s’ajoutent de nombreux autres métaux rares, ainsi qu’une coopération majeure dans le secteur automobile.”
Oscar van Heerden, Analyste Politique – Afrique du Sud
Si l’automobile, la pharmacie et l’extraction minière traditionnelle constituent les fondations de ce partenariat, les discussions de l’Élysée se projettent déjà vers les défis industriels de demain. Face aux impératifs climatiques globaux, la décarbonation et le développement durable s’imposent comme les nouveaux terrains d’entente prioritaires pour les deux chefs d’État.
“Néanmoins, il reste une large marge de manœuvre pour développer d’autres axes de coopération. Je suis convaincu, par exemple, que le président Ramaphosa abordera avec le président Macron la question des engagements pris par plusieurs pays de l’Union européenne concernant la transition énergétique et la sortie progressive des énergies fossiles. Pour nous, Sud-Africains, il s’agit d’une industrie d’avenir en plein essor, des opportunités émergentes portées par la croissance verte, qui sont de véritables leviers pour la création d’emplois et la relance économique.”
Oscar van Heerden, Analyste Politique – Afrique du Sud
Avec la mise en place de la Commission ministérielle mixte, la France et l’Afrique du Sud se dotent des outils nécessaires pour transformer ces ambitions écologiques et industrielles en projets concrets, consolidant ainsi leur rôle de partenaires majeurs sur la scène internationale.