Gabon : 53,1% de la viande consommée chaque année

Au Gabon, la chasse et la consommation de viande de brousse jouent un rôle majeur dans l’alimentation et l’économie locale. Avec près de la moitié de la viande consommée provenant de la faune sauvage, le gouvernement a lancé en avril 2026 une réforme ambitieuse visant à encadrer cette filière. Objectif : concilier sécurité alimentaire, développement économique et protection de la biodiversité tout en modernisant un secteur longtemps informel.

Au Gabon, la chasse et la viande de brousse restent au cœur des enjeux alimentaires, économiques et environnementaux du pays. Cette activité, longtemps largement informelle, est aujourd’hui au centre de réformes profondes avec pour objectif de la rendre plus durable. Le 1er avril 2026, le gouvernement a annoncé une initiative visant à structurer et encadrer légalement la filière de la chasse.

“Encadrer dans ce sens que nous avons des chasseurs qui sont dans les villages, ils ont des armes, il faut qu’on les régularise. Ils vont avoir un permis de port d’armes, un permis de chasse également, et donc nous travaillons en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, qui effectivement donne l’autorisation à porter une arme et nous, l’autorisation par exemple à chasser”. 

Maurice Ntossui Allogo, Ministre des Eaux et ForêtsGabon

Jusqu’ici, l’activité était régie par le Code forestier n° 016/01 du 31 décembre 2001, qui fixe notamment les périodes d’ouverture et de fermeture de la chasse. Dans les zones forestières, la viande issue de la faune sauvage demeure une source essentielle de protéines. Une étude menée autour de la réserve d’Ipassa, à Makokou, révèle que 53,1 % de la viande consommée par les ménages provient de la chasse sur une année.

“On savait des chasseurs agréés qui ont un agrément, et donc dès qu’ils ont cet agrément, on va faire un projet de témoin à Koulamoutou, où les chasseurs agréés vont venir déposer leur gibier dans un point de vente agréé qui respecte en fait les conditions de conservation”. 

Maurice Ntossui Allogo, Ministre des Eaux et ForêtsGabon

Face à cette situation, les autorités veulent moderniser le secteur avec des permis de chasse numérisés, des contrôles sanitaires renforcés et des points de vente officiels. Cette réforme intervient dans un contexte encourageant : le déclin de la faune sauvage a nettement ralenti, passant de 7 % par an entre 2002-2011 à 0,7 % entre 2016 et 2023, signe de progrès dans la lutte contre le braconnage.

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