La crise de l’éducation au Gabon pourrait évoluer positivement, dans un futur proche. Réunis à Libreville ce lundi 26 janvier, les enseignants grévistes de SOS Éducation ont accepté la médiation proposée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour discuter d’une sortie de crise, après un mois de paralysie du secteur.
Au Gabon, le mouvement SOS Éducation a accepté la médiation proposée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour sortir de la crise qui paralyse le système éducatif depuis plus d’un mois. Réunis le 26 janvier, en assemblée générale à Libreville, les enseignants ont validé l’ouverture de discussions sous l’égide du médiateur désigné, le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, afin de rétablir le dialogue avec le gouvernement.
Le mouvement SOS éducation a accepté le principe de cette médiation et a par ailleurs désigné des représentants des neuf provinces. Cela veut dire que le dialogue qui était interrompu est en train d’être établi. Et dans toutes les crises, on le sait, le simple fait de se reparler est déjà une avancée. Il faut aussi rappeler que les revendications des enseignants sont largement perçues comme légitimes. D’ailleurs, la présidence de la République, via son porte-parole, l’a rappelé au cours d’une conférence de presse récemment tenue au palais rénovation du bord de mer de Libreville. Ces revendications concernent les carrières, les situations administratives, les rappels du, et plus globalement, les conditions de travail. Ce ne sont pas des problèmes isolés, ils touchent en réalité l’ensemble de la fonction publique.
Freddy Moussounda, Journaliste – Gabon
La rencontre, marquée par la présence des ministres Camélia Ntoutoume Leclercq (Éducation), Laurence Ndong (Fonction Publique), et Marc Abeghé (Budget), témoigne de l’importance du secteur de l’éducation pour le gouvernement. Cette séance de travail avec les représentants des neuf provinces du mouvement SOS Éducation visait à relancer les négociations au sein de la commission interministérielle tripartite. L’objectif est de trouver des solutions durables et consensuelles aux préoccupations sur la qualité de l’éducation et les conditions des enseignants, tout en tenant compte des contraintes budgétaires.
Le rôle du médiateur Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, désigné par le chef de l’État, est ici de recréer un climat de confiance. Il ne tranche pas, il ne décide pas. Il a d’ailleurs appelé à l’occasion d’une interview accordée. Mais il facilite le dialogue pour emmener les deux parties vers un compromis dans un contexte de forte tension. Cette méthode peut aider à débloquer les positions
Freddy Moussounda, Journaliste – Gabon
L’engagement d’Hermann Immongault et du gouvernement envers « SOS Éducation » vise à trouver des solutions concrètes aux défis de l’éducation nationale. Les futures négociations seront suivies de près par les acteurs et le public, impatients de progrès. Cette reprise du dialogue marque un tournant, prometteur d’avancées cruciales pour l’avenir du pays. Les jours à venir seront décisifs pour rétablir la confiance et construire l’éducation de demain.



