Gabon : l’État veut rééquilibrer ses accords économiques

Le Gabon s’apprête à réexaminer les accords économiques liant l’État à ses partenaires. Réuni le 8 octobre 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a approuvé la création d’une Commission nationale de révision des conventions économiques. Celle-ci sera chargée de recenser et d’auditer les contrats en vigueur, puis de proposer, si nécessaire, leur renégociation, notamment dans le secteur de l’exploitation des ressources naturelles. 

Afin de maximiser les retombées de ses richesses sur le tissu national, l’exécutif gabonais a donné son feu vert à l’établissement d’une Commission nationale de révision des conventions économiques. Dotée de la mission d’examiner et de passer au crible l’ensemble des partenariats conclus par l’État, cette nouvelle structure pourra recommander des renégociations si nécessaire. L’ambition principale est de remédier aux asymétries contractuelles tout en mesurant précisément l’apport de ces ententes sur les finances de l’État et la prospérité du pays. 

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de restauration des institutions et de sécurisation de la souveraineté économique. Elle part d’un constat. La République gabonaise ne tire pas de profit optimal de l’exploitation de ses ressources naturelles ni de certains contrats en vigueur.

Charles Edgard MOMBO , Porte-parole du gouvernement 

Cette initiative vise à renforcer la souveraineté économique du Gabon et à accroître les revenus de l’État. Elle entend également favoriser la transformation locale des matières premières et diversifier une économie dépendante des cours internationaux. 

La commission sera chargée de l’inventaire, de l’audit et, le cas échéant, de la renégociation des conventions économiques conclues par l’État. Elle devra identifier les déséquilibres éventuels de ses engagements et proposer les mesures propres à renforcer leurs retombées pour l’économie nationale, dans le respect des engagements internationaux de la République gabonaise et du principe de sécurité juridique.

Charles Edgard MOMBO , Porte-parole du gouvernement 

En 2025, les ressources naturelles du Gabon représentent 91,2 % des exportations et 22,6 % du PIB gabonais, tandis que le pétrole génère 84 % des rentes naturelles, contre 14 % pour le bois. Le pays dispose également de gisements de manganèse, d’un couvert forestier de 88 % du territoire et de près de 800 kilomètres de côtes. 

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