Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, le Ghana a réduit son taux effectif de TVA de 21,9 % à 20 %. Cette réforme majeure vise à simplifier le système fiscal et à soutenir les entreprises et ménages, avec un impact attendu sur l’économie.
Le Ghana débute l’année 2026 par une réforme fiscale d’envergure. Depuis le 1ᵉʳ janvier, le taux effectif de la taxe sur la valeur ajoutée est officiellement ramené de 21,9 % à 20 %, conformément à la loi sur la TVA de 2025. Cette mesure, qui vise à simplifier un système fiscal devenu complexe et à soulager les entreprises et ménages, devrait injecter 570 millions USD dans l’économie.
“ Les mesures principales sont les suivantes : Nous soutenons la reprise sanitaire post-Covid-19 et abolissons le découplage entre les fonds de la TVA et la couverture de l’assurance maladie nationale. Certaines exemptions seront supprimées et la prospection des minéraux sera renforcée.”
Cassiel Ato Forson, Ministre des Finances – Ghana
En plus de cette réduction, la suppression de la taxe de relance sanitaire introduite durant la pandémie de COVID-19 injectera 3,7 milliards de cedis additionnels dans l’économie. Actuellement, la TVA au Ghana s’élève à 12,5 %, à laquelle s’ajoute une contribution de 5 % pour les secteurs de la santé et de l’éducation sur la majorité des biens et services imposables, y compris ceux importés.
“ Le taux de TVA sera réduit de 21 % à 20 %. Le seuil d’enregistrement à la TVA sera relevé, passant de 200 000 à 700 000. La TVA à taux zéro sur les produits manufacturés localement sera maintenue jusqu’en 2028.”
Cassiel Ato Forson, Ministre des Finances – Ghana
Parmi les décisions majeures figure le relèvement spectaculaire du seuil d’assujettissement à la TVA, désormais fixé à 750 000 cedis contre 200 000 auparavant, soit un peu plus de 70 000 dollars de chiffre d’affaires annuel. Une décision aux effets immédiats, qui permet à des milliers de petits commerçants et d’entrepreneurs de sortir du champ de la TVA et de s’affranchir d’obligations comptables et déclaratives jugées contraignantes.


