Kenya : 1,2 million de tonnes de sucre consommées en 2025

Après plus de vingt ans de protectionnisme, le Kenya ouvre son marché sucrier aux importations du COMESA. Cette décision, qui répond aux critiques de plusieurs États membres sur les prolongations répétées des mesures de sauvegarde, intervient alors que le Kenya estime avoir renforcé la compétitivité de son industrie locale, essentielle à l’économie et à l’emploi du pays.

Le 2 janvier 2026, le Kenya a mis un terme aux mesures protectionnistes qui encadraient son secteur sucrier depuis plus de vingt ans, ouvrant ainsi le marché aux importations à moindre coût en provenance du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Cette décision fait suite à l’opposition exprimée en octobre 2025 par plusieurs États membres du bloc régional à toute nouvelle prolongation des sauvegardes tarifaires. Selon les autorités kényanes, l’objectif initial de ces mesures qui visait à renforcer les capacités nationales et améliorer la compétitivité de l’industrie locale  a désormais été largement atteint.

Sans un climat de paix partagé par tous, il sera difficile d’opérer les transformations nécessaires dans le secteur sucrier. Mais avec la stabilité, nous sommes déterminés à engager une réforme en profondeur de cette industrie.

Williame Ruto, Président de la République

Selon des sources officielles, l’agriculture contribue à 24% du PIB et emploie près de 70% de la population active, avec le sucre parmi les produits clés de ce secteur. L’objectif kenyane est d’augmenter la part de l’industrie qui était de 17,7% du PIB en 2016  à plus de 20% d’ici 2030. D’ailleurs, en 2024/2025 le Kenya a affiché une consommation de 1,2 million de tonnes de sucre dont 33 % provenait des importations, d’après les estimations de la FAO.

Nous avons atteint un niveau de maturité suffisant. D’ici deux à trois ans, le Kenya ne sera plus importateur de sucre, mais deviendra exportateur. Quoi qu’il en coûte et quel que soit le temps nécessaire, c’est cette transformation qui est indispensable pour faire évoluer notre nation.

Williame Ruto, Président de la République

Cette décision est d’ailleurs prise alors qu’en octobre 2025, Anand Haman, secrétaire général adjoint du COMESA en charge de l’administration et du développement financier, a estimé que les demandes répétées de prolongation des mesures de sauvegarde par le Kenya avaient dépassé le cadre initialement prévu, provoquant un malaise croissant parmi plusieurs États membres.

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