Malgré un contexte international instable marqué par des tensions géopolitiques et commerciales, la baisse de l’aide au développement et le durcissement des conditions financières, l’économie de l’Afrique subsaharienne fait preuve d’une remarquable résilience. D’après les prévisions de la Banque mondiale publiées le 6 octobre 2026, la croissance de la région devrait s’accélérer pour atteindre 4,3 % en 2026, contre 4,1 % en 2025.
Malgré les tensions géopolitiques et commerciales, la baisse de l’aide au développement et le durcissement des conditions financières, l’Afrique subsaharienne fait preuve de résilience. Selon la Banque mondiale, sa croissance devrait atteindre 4,3 % en 2026, contre 4,1 % en 2025. Pour soutenir cette dynamique, les autorités appellent à améliorer le climat des affaires, à lever les obstacles à l’investissement et à renforcer les partenariats Sud-Sud ainsi que la coopération avec les institutions financières pour transformer les décisions en projets concrets.
« Notre objectif est de favoriser l’investissement en levant les obstacles auxquels font face les entreprises, afin de concrétiser les décisions en projets. Nous voulons également renforcer les partenariats Sud-Sud et la coopération avec les institutions financières pour répondre aux besoins de financement. »
BADR ABDELATTY, Ministre des Affaires étrangères – Égypte
Le capital africain constitue un levier essentiel du développement. En mai 2025, l’épargne domestique mobilisable était estimée à plus de 165 milliards USD. Afreximbank illustre cette dynamique, avec 9 milliards USD de fonds propres. Les contributions des pays africains à la banque ont également progressé, passant de 2,6 milliards USD à 3,126 milliards, grâce à 526 millions supplémentaires versés depuis 2025.
“ Afreximbank est une institution née d’une histoire différente, fondée sur un modèle de propriété différent et forte d’un bilan qui lui est propre. Nous sommes tout simplement différents dans notre structure, dans notre impact et dans les valeurs que nous incarnons.”
George ELOMBI, Président d’Afreximbank – Cameroun
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre des perspectives de marché et de nouvelles chaînes de valeur régionales. Pour certains leaders, l’Afrique doit devenir, d’ici 2050, un fournisseur majeur de produits transformés et finis plutôt que de simples matières premières. Il estime que le continent peut contribuer à façonner la nouvelle économie mondiale.
« D’ici 2050, l’Afrique doit devenir un fournisseur majeur de produits transformés et finis, plutôt que de simples matières premières. Face à la recomposition de l’économie mondiale, le continent à l’occasion non seulement d’y trouver sa place, mais aussi de contribuer à la façonner. »
ALIKO DANGOTE, Président et directeur général du groupe Dangote – Nigéria
Portée par la demande intérieure, la stabilité macroéconomique et les investissements dans le numérique et la transition énergétique, l’Afrique attire davantage de capitaux. Le continent a enregistré 705 opérations de capital-investissement en 2025, pour un total de 27,3 milliards de dollars, dont 27 % dans les services financiers.