Un pas historique vers la souveraineté monétaire de l’Afrique : l’Éthiopie, deuxième nation la plus peuplée du continent, a officialisé jeudi 15 octobre 2026 son adhésion au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). En devenant le 31e pays membre de cette infrastructure portée par Afreximbank et la ZLECAf, Addis-Abeba ouvre une nouvelle ère économique pour ses 120 millions de consommateurs. Ce réseau révolutionnaire, dont les volumes de transactions ont bondi de 1 000 %, permet désormais aux banques et fintechs éthiopiennes de réaliser des paiements transfrontaliers instantanés en monnaies locales, éliminant le passage obligatoire par le dollar ou l’euro et promettant de réduire les coûts de transaction jusqu’à 95 %.
L’intégration financière de l’Afrique a franchi un nouveau cap historique. Le 15 octobre 2026, la Banque nationale d’Éthiopie (NBE) et la direction du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) ont officialisé l’adhésion de la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique à cette infrastructure financière majeure. Avec cette signature, l’Éthiopie devient le 31ème pays membre à s’interconnecter à un réseau continental qui fédère déjà 16 systèmes de paiement.
Je crois que nous devons adopter [cela] de plus en plus. Nous n’y sommes pas encore. Les enjeux fondamentaux, comme la fiabilité, l’accessibilité financière, [et] même l’accessibilité [générale], doivent être bien réglés. Tant que nous ne nous serons pas assurés que le paiement digital est accessible à tout le monde, partout, avec des cas d’utilisation très réels, aurons, vous savez, un long chemin à parcourir.
Asfaw Alemu, Directeur général (CEO) de Dashen Bank
Concrètement, cette adhésion au PAPSS permettra aux institutions financières éthiopiennes notamment les banques commerciales et fintechs locales de rejoindre ainsi un réseau de plus de 190 établissements connectés pour effectuer des paiements transfrontaliers instantanés et sécurisés vers plus de 30 pays membres. Pour les entreprises et les 120 millions de consommateurs éthiopiens, c’est le début d’une nouvelle ère économique, portée par un réseau dont les volumes de transactions ont explosé de 1 000 % en 2026.
Nous devons nous concentrer sur les moteurs de l’économie africaine qui permettront aux objectifs de l’économie de développement que nous souhaitons tous, de devenir réalité. Je suis encouragé de voir que nous commençons à orienter nos institutions de financement du développement (IFD) vers l’extension d’un écosystème de paiements numériques, et c’est très encourageant.
Wamkele Keabetswe Mene , Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf
En éliminant les devises intermédiaires comme le dollar ou l’euro, le système lève les barrières traditionnelles et promet des réductions de coûts de transaction jusqu’à 95%, fluidifiant massivement les échanges avec le reste du continent. Développé sous l’égide d’Afreximbank, de l’Union africaine et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le réseau PAPSS repose sur un mécanisme révolutionnaire : permettre le règlement des transactions directement en monnaies locales.



