En Libye, la forte hausse de la production d’Akakus Oil Operations relance le débat sur la capacité du secteur pétrolier à se stabiliser durablement malgré les contraintes politiques, sécuritaires et budgétaires. Alors que les chiffres annoncés par la NOC témoignent d’une performance exceptionnelle, les analystes s’interrogent sur la solidité de cette dynamique et ses implications pour l’économie nationale.
En Libye, Akakus Oil Operations confirme son rôle clé dans la relance du secteur pétrolier. Active dans le bassin de Murzuq, notamment autour du champ géant d’El Sharara, la compagnie a dépassé fin 2025 son objectif journalier de production fixé à 320 000 barils de pétrole. Selon la Compagnie nationale de pétrole (NOC), la production a atteint jusqu’à 796 325 barils par jour sur une production nationale de 1,374 million de barils par jour en décembre 2025, faisant d’Akakus l’un des principaux piliers de la production nationale, dans un contexte encore instable.
‘’ Pour que ce pétrole soit une source de prospérité, il faudrait que les données du partage soient partagées par tous les Libyens et que le profit du partage soit l’affaire de tous les Libyens. C’est un véritable défi de s’entendre sur la répartition de l’amende pétrolière. Ce n’est pas nécessairement la mise en œuvre de nouveaux champs ou l’exploitation de nouveaux champs qui va stabiliser le pays, mais la gouvernance des champs pétroliers. ‘’
Justin Honoré MONDOMOBE, Expert en intelligence économique – Cameroun
Cette hausse est le résultat d’importantes améliorations techniques et de projets visant à accroître l’efficacité opérationnelle, malgré des ressources limitées et des retards budgétaires. Les travaux ont notamment porté sur le raccordement de dix nouveaux puits, dont le puits A-46, ainsi que sur la remise en production de sites auparavant fermés.
‘’ la stabilité de la Libye dépend de la gouvernance du secteur pétrolier, parce que c’est le secteur pétrolier qui génère les ressources, et c’est ces ressources-là qui permettent d’acquérir des armes, et c’est ces ressources qui contribuent indirectement à l’instabilité. Il y a donc un effort à faire par tous les parties prenantes libyennes pour arriver à un consensus développemental pour la Libye et éviter d’utiliser le pétrole contre les Libyens. ‘’
Justin Honoré MONDOMOBE, Expert en intelligence économique – Cameroun
La NOC souligne également le lancement d’un projet stratégique de transfert de la production excédentaire du bloc I&R vers l’unité de séparation principale du bloc NC-186, renforçant la capacité opérationnelle tout en respectant les normes de sécurité. Saluant l’engagement des équipes d’Akakus, la NOC réaffirme son soutien à ces efforts, essentiels pour maintenir et accroître la production nationale dans une économie largement dépendante des hydrocarbures.



