S’exprimant lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a renouvelé le 28 septembre 2026 les accusations de Bamako concernant le soutien supposé de l’Ukraine aux groupes armés opérant au Sahel. Au nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le ministre a défendu l’autonomie stratégique de l’Alliance des États du Sahel (AES) tout en fustigeant les ingérences extérieures et les dérives du système multilatéral.
À la tribune des Nations unies, le gouvernement malien a une nouvelle fois porté le fer contre l’Ukraine. Intervenant ce lundi 28 septembre 2026, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, a vivement critiqué l’attitude du gouvernement ukrainien, pointant du doigt des prises de position qu’il juge inacceptables pour la souveraineté des États de la région. Poursuivant sa démonstration face aux représentants de la communauté internationale, le chef de la diplomatie malienne a tenu à souligner la contradiction entre la posture diplomatique de l’Ukraine sur sa propre souveraineté et ses actions présumées sur le continent africain.
Première déclaration de l’Ukraine qui, dès deux mille vingt quatre, assumait déjà son soutien aux groupes terroristes opérant au Sahel. Ce pays a réitéré au sommet, a réitéré publiquement au sommet son ingérence en Afrique. Au delà de nos États, d’autres sources indépendantes corroborent aujourd’hui ces agissements inacceptables de l’Ukraine. Voici là un pays qui prétend défendre son intégrité territoriale qui, sous d’autres cieux, notamment en Afrique et au Sahel, apporte un appui clair et assumé à des groupes terroristes et à d’autres groupes mafieux pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de notre pays.
Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères
Au-delà des attaques directes visant les autorités ukrainiennes, le diplomate malien a inscrit cette crise dans une dynamique géopolitique plus large. Pour Abdoulaye Diop, les actions de l’Ukraine constituent la manifestation visible d’une volonté extérieure d’entraver le processus d’émancipation politique et sécuritaire engagé par les pays du Sahel.
Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’Ukraine n’est que la partie visible de l’iceberg de la déstabilisation de nos pays, afin de briser leur volonté d’émancipation d’une tutelle coloniale à jamais révolue. Le terrorisme entretenu et soutenu se manifeste essentiellement sous trois formes. D’abord, une forme armée que nous connaissons déjà, qui s’attaque aux populations civiles et à nos forces de défense et de sécurité, une forme économique qui vise à asphyxier notre pays et enfin une forme médiatique, particulièrement à travers la transformation, la désinformation organisée, systématique, systématique.
Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères
Cette prise de parole prolonge une vive séquence diplomatique initiée en août 2024, lorsque le Mali avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine à la suite des combats de Tinzaouatène. Bien que Kiev ait fermement rejeté ces accusations et nié toute implication directe aux côtés de groupes armés au Sahel, le gouvernement malien maintient sa ligne avec fermeté.



